Comme une impression de déjà vu. Sur le banc à Tremblay ce vendredi, point de Sébastien Leriche. Contacté par nos soins, le club, ce samedi, ne souhaite pas faire de commentaire sur l’absence du technicien, remplacé au pied levé pour la rencontre par un duo déjà vu par le passé, Yann Lemaire-Thibault Minel.
Il y a deux ans, un peu plus tard dans la saison, le futur entraîneur de la JA Cherbourg avait déjà été invité à prendre du recul et ce jusqu’à la fin de la saison, et remplacé par son adjoint, Yann Lemaire, au club depuis 2021 et Thibault Minel, préparateur physique.
Côté terrain, hélas, pas de mieux ou d’effet sur le match. Les Cessonnais, en manque de confiance, ont offert un copié-collé des dernières sorties. Tout en montrant des qualités, ceux-ci n’ont pas tenu sur la distance. Le mal est là et l’urgence pointe à l’horizon.

De bonnes choses, pourtant, en première période
La frustration est donc de nouveau de mise, forcément, avec cette cinquième défaite de rang. Comme à chaque fois depuis plusieurs semaines, les Irréductibles envoient du jeu en première période. Chacun y met du sien, notamment Mate Sunjic, avec trois arrêts dans les 5 premières minutes, dont un double sauvetage somptueux sur un jet de 7 mètres de Théo Avelange Demouge.
L’attaque se met en route avec le toujours efficace Alex Moran (9/10 au total) et une sacoche surpuissante de Gustavo Rodrigues pour faire taire le public du Palais des sports. Cesson mène 15-10 à la 24′ et semble réagir mais pourtant, déjà, le ciel s’assombrit.
Tremblay est de moins en moins maladroit en attaque et Wesley Pardin entre dans les buts locaux, en lieu et place de l’ancien portier cessonnais, Kévin Bonnefoi, peu en réussite avec seulement 3 arrêts sur 17. A sa place, l’ex-portier international local réussit 5 arrêts en 5 minutes, ce qui laisse l’espace à Tremblay de remonter à 3 buts de Cesson à la mi-temps (15-18).
Pardin en feu, éteint les Irréductibles
En début de deuxième mi-temps, comme, hélas, à son habitude des dernières semaines, Cesson s’écroule. Le retour des vestiaires est très compliqué pour les Bretons avec une période de 12 minutes sans marquer le moindre but. Tremblay en profite pour repasser devant (20-19) et même prendre une avance de 5 buts à 15 minutes du terme.
Wesley Pardin, en patron, écœure l’attaque de Cesson avec 4 nouveaux arrêts pendant que Théo Avelange-Demouge soigne sa liste de stats (7/9). Tremblay conclut sa sérénade avec deux énormes missiles dont un à la hanche signés Thibault Garaudet et Kylian Rigault.
C’en est de trop pour Cesson qui a le mérite d’essayer dans les derniers instants de limiter la casse avec un sursaut d’orgueil, mais des pertes de balle évitables n’empêchent pas les cinq buts d’écart au buzzer.
Un naufrage cruel
Yann Lemaire, après la rencontre, détaille : « Ce nouveau passage à vide en fin de première période et début de seconde vient du fait que nous sommes sortis du cadre et plan de jeu de départ qui avaient bien fonctionné durant 23min en première mi temps . L’eclat que nous prenons ensuite lors du premier quart d’heure de la deuxième mi temps vient de facteurs multiples.
Nous nous sommes trop isolés défensivement et les joueurs de duel et de percussion de Tremblay ont eu bien trop de liberté , qu’ils n’avaient pas en première mi temps. En y ajoutant la bonne rentrée de Wesley Pardin , le doute a vite refait surface . »

Grosse semaine à venir avec le derby avant la trêve
La confiance entamée et l’aspect mental rendent-ils des joueurs bons ou très bons l’an passé moins performants aujourd’hui ? : « Il y a sans doute de cela mais nous savons où chacun doit Lever les curseurs pour regagner de la confiance, et de la stabilité dans la performance dans le travail. »
Avec un prochain match en Coupe de France ce mardi contre ces mêmes Tremblaysiens puis la réception à la Glaz du HBC Nantes, Cesson a une semaine chargée à venir : « La richesse de ces deux derniers matches avant la trêve internationale est de continuer à capitaliser sur ce qui fonctionne tout en réduisant les erreurs qui coûtent très cher au final et qui agissent je le répète , surtout dans la situation au classement , globalement sur le rendement de l’équipe .
Les leviers sont multiples, le plus important étant d’activer le ou les bons. En tout cas, l’équipe est consciente des problématiques, à nous de les régler ensemble pour retrouver la chose la plus importante : gagner ! »
Au-delà de l’objectif qualification, c’est l’enjeu d’un retour de la confiance qui primera. Avec ou sans Sébastien Leriche sur le banc ? Les prochains jours devraient donner la tendance et ce dès mardi, au regard du banc lors du retour en région parisienne.
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