Tête de gondole du recrutement cessonnais la saison passée, Gustavo Rodrigues a vécu une première année en Bretagne compliquée et contrariée par les blessures. Conscient d’être attendu au rebond, l’international brésilien s’est livré pour nous…depuis son vélo avant d’affronter Chartres.
Face à Aix, tu marques le but de l’égalisation puis offre la passe de la victoire. Voilà le type de dénouement qui doit te faire un bien fou !
Avant tout, c’est génial pour l’équipe. Nous n’étions pas payés depuis le début de la saison et ce scénario est une vraie récompense pour le groupe, pour les efforts de chacun, la semaine comme en match. Contre Nîmes, cela a tourné contre nous et à Paris, il nous a manqué dix minutes dans le combat physique.
Contre Aix, ça tourne pour nous mais j’espère que l’on gagnera plus facilement les prochaines fois. A titre personnel, oui, c’est ce genre de moments que l’on aime…
Et que tu as peu vécu lors de ta première saison…
Ma priorité, c’est l’équipe. Ce final contre Aix, c’est ce que je veux apporter, le plus possible à mes coéquipiers, à mon équipe, être décisif. A l’issue de ma première saison ici, j’étais vraiment très frustré, tant par mes performances que par les blessures. J’ai vécu des mois compliqués, loin de ce que j’imaginais.
J’ai pu couper cet été, en passant cinq semaines au Brésil, chez moi, avec ma copine, ma famille, loin du handball. Je me suis entretenu physiquement, j’ai vidé la tête et je suis revenu à 100 %, bien sur tous les plans. Je me sens d’attaque, très revanchard avec l’envie de montrer mon vrai visage et d’être là pour mon club, mes coéquipiers.

« Nous avons l’envie et l’ambition de finir dans le Top 8 »
Comment juges-tu le début de saison de l’équipe ?
Sincèrement, nous avons un groupe qui a peu bougé. C’est une chance en un sens, car on se connaît, on gagne forcément du temps avec la connaissance des tactiques, des enclenchements, des gestes et actions préférentiels des uns et des autres.
D’un autre côté, un peu de nouveauté injectée fait aussi du bien et à nous de ne pas tomber dans la routine.
Nous avons une bonne équipe, qui a pris un an d’expérience, avec du talent. A Paris, nous rivalisons longtemps, contre Nîmes, il ne manque presque rien, si ce n’est deux points qui je l’espère, ne pèseront pas trop lourd à la fin.
Quel est votre objectif cette saison, entre joueurs ?
Je pense que, comme le club, nous voulons faire mieux que l’an passé et idéalement, terminer dans le Top 8 pour participer aux Play-Offs pour l’Europe. C’est une ambition, je pense, à portée de notre équipe.
Nous avons l’envie et l’ambition de nous mêler à cette lutte dans un championnat où chaque point gagné le sera au prix d’un gros combat. Tout le monde peut battre tout le monde et il ne faudra pas faire de cadeaux.

En dehors du terrain, as-tu trouvé tes repères en Bretagne ?
Oui, je me plais beaucoup ici, vraiment. Les gens sont accueillants, chaleureux et j’ai pu rencontrer beaucoup d’amis, ainsi que ma copine, à la danse. J’ai toujours eu la danse dans ma vie et je continue de suivre mes cours, de progresser, c’est chouette et cela permet de couper un peu du handball.
Ta célébration signature, depuis la fin de saison dernière, avec ce petit frottage de tête, vient de là ?
En effet ! C’est un geste que l’on nous fait au cours de danse à ma copine et moi et quand je marque, j’aime lui faire ce petit clin d’œil ! Et comme les gens trouvent ça sympa, je l’ai gardé et j’espère le faire le plus souvent possible, ce serait une excellente nouvelle pour tout le monde !






