Handball – Starligue : Cesson se saborde sur le fil face à Nîmes (32-34)

Egon Hanusz dans la tenaille
Egon Hanusz dans la tenaille nîmoise et le CRMHB qui s'incline @Crédit Photo JRS

Il n’a jusqu’ici laissé que de bons souvenirs à un public qui n’a pas manqué de le saluer pendant le match mais aussi avant : « Comme Jean-Jacques, aussi passé par Cesson, Hugo a reçu des marques et témoignages d’affection et de sympathie tout au long de la journée par les supporters et bénévoles. C’est toujours particulier de revenir dans son club.  » Guillaume Saurina, le coach de Nîmes, ne pouvait pas ne pas évoquer l’homme du soir.

Hugo Kamtchop-Baril, formé et révélé au Palais des Sports puis à la Glaz Arena, a impacté la partie et pèse lourd dans le score final et rappelé, à ceux qui auraient pu l’oublier, qu’il est toujours parmi ce qui se fait de mieux en France sur le poste de pivot.

Hugo Kamtchop-Baril sans pitié avec son club formateur
Hugo Kamtchop-Baril sans pitié avec son club formateur @Crédit Photo JRS

Un match épatant en tous points, avec un 7/7 monstrueux en première période et une feuille finale bouclée à 10/10 ! De quoi, de l’autre côté du terrain, poser le masque sur Sébastien Leriche, très déçu en conférence de presse : « Il y a de la frustration, de l’énervement et de l’agacement. »

Avant de poursuivre : « On avait encore le match en mains à deux minutes de la fin. Nous avons deux balles à cinq minutes de la fin pour tuer le match que l’on ne converti pas et derrière, la défense étagée de Nîmes nous fait paniquer, on ne gagne plus les duels et ils reprennent confiance. »

Batisol

Cesson tenait pourtant la partie…

Privé de Simon Ooms, en phase reprise suite à une commotion lors du tournoi de Périgueux, et dont l’indisponibilité est pour moment indéterminée, le CRMHB a toutes ses armes au coup d’envoi. Dans une Glaz un peu clairsemée et hésitante, l’intensité est pourtant là, avec de gros duels et des Cessonnais qui s’échappent une première fois au quart d’heure de jeu après avoir rapidement pris la main au score (11-7, 14′).

Avec de l’efficacité pour Josep Folques et Alex Moran en jeu rapide et à l’aile, et un duo Michal Baran-Egon Hanusz plutôt en jambes, l’affaire parait bien engagée. Oui mais…

Szeitl au combat
Erik Szeitl dans un match aux allures de combat @Crédit Photo JRS

 » Ce match a été à l’image de notre préparation, avec nos fameux « Up and Down » et ce manque de régularité qui nous pénalise  » souligne Sébastien Leriche. Alors qu’ils ont le match en main, les Irréductibles n’enfonce pas le clou et Nîmes, grâce à sa jeune garde et son inarrêtable pivot, reste au contact.

Pire, l’USAM n’est plus qu’à un petit but avant le repos (17-16) : «  Nîmes a eu le mérite de s’accrocher. Nous nous sommes répété qu’il fallait fermer ce secteur central où Hugo Kamtchop-Baril nous faisait très mal dès qu’on sortait mais si nous ne sortions pas, d’autres nous faisaient mal sur les tirs de loin. C’était trop haché en terme de régularité. »

La Glaz climatisée…

Un but d’avance, c’est trop peu et le retour des vestiaires n’est pas vraiment réussi pour les Bretons, qui n’y sont plus vraiment. Nîmes n’en demande pas tant et prend même l’avantage au bout de dix minutes de jeu (23-24, 39′).

En difficulté, l’équipe montre pourtant des ressources et du mental, comme souvent, comme le souligne le capitaine Maté Sunjic : « Nous avons réussi un beau retour, pourtant, en passant de -1 à +3 mais c’est encore plus rageant de n’avoir pas su le garder. Franchement, nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas gagner un match que l’on pensait vraiment tenir. Mais cela se joue jusqu’au bout… »

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Pour cause, sous l’impulsion d’un excellent Michal Baran (7 buts) véloce et entraînant, appuyé par l’efficacité de Xavier Labigang et Alex Moran aux ailes ou Gustavo Rodrigues (4/4) et Mathieu Salou (3/5) sur la base arrière, le CRMHB a la balle du +4 par Baran à la 54′ (32-29) puis celle du +3 deux minutes plus tard par Martial Caïs mais à chaque fois, Soren Billy-Legrand s’interpose !

Les tournants du match, assurément, cumulés à l’exclusion temporaire de Gustavo Rodrigues à deux minutes de la fin. Il n’en fallait pas plus aux Gardois pour y croire et mettre Cesson à l’envers en cinq minutes, avec un terrible 1-5 et deux points arrachés sur le gong dans une Glaz Arena « climatisée » (32-34).

Rendez-vous pour rebondir…à Paris

L’entame est amère pour Cesson qui démarre son championnat en se prenant les pieds dans le tapis à la maison : « Nous n’avons pas été suffisamment malins ou lucides sur ces dernières minutes, conclut Sébastien Leriche. Nous avions mis beaucoup d’énergie pour revenir après le début de deuxième période, qui n’était pas forcément bon. Nous avons ensuite tiré beaucoup sur les mêmes joueurs et on le paie peut-être en fin de match. »

Même son de cloche pour le gardien et capitaine, Maté Sunjic :  » Franchement, c’est très dommage. A six minutes de la fin, avec cette avance, on ne peut pas se permettre de ne pas gagner un match et dans le pire des cas, on doit au moins garder un point. Quelques approximations en attaque nous coûtent cher et nous n’avons pas su solutionner en défense les joueurs adverses nous posant souci. Nous avons pourtant montré de belles choses mais il aurait fallu les valider. »

Lors de la prochaine journée, samedi soir prochain, le rebond ne sera pas aisé puisque Cesson se déplacera à Coubertin, défier le champion de France en titre, le Paris Saint-Germain, vainqueur difficile au Phare de Chambéry pour sa première sortie (29-32).