« La saison d’après ». Celle d’un renouvellement profond d’effectif, celle de l’après-printemps 2025, si compliqué et surtout la première d’un nouveau cycle. Le bilan est convaincant, et prometteur !
D’une saison à l’autre, les choses peuvent changer, et pas qu’un peu… Si l’an passé, un immense chantier se présentait au staff, lui-même en « reconstruction » dans son quotidien, à la reprise de juillet, celle qui arrive dans quelques semaines début juillet 2026 sera beaucoup plus calme et sereine du côté de la Glaz Arena.
Et pour cause… Loin des multiples mouvements de joueurs de l’été dernier, seul Mathéo Briffe fera ses valises, direction Toulouse, remplacé par un arrière gauche évoluant à l’étranger dont le nom n’a pas encore filtré mais devrait être annoncé imminemment. Pour le reste, on prend les mêmes et on recommence. Ce, le plus logiquement du monde, à l’issue d’un championnat très satisfaisant.

Il reste une belle marge de progression…
Désignés un peu rapidement par les « sachants » comme candidat au maintien, surtout au sortir du printemps 2025 que l’on sait, les Cessonnais ont déjoué les préjugés comme les pronostics.
Un groupe est né, entre expérience, talent, émancipation et jeunesse, pour le plus grand bonheur d’un coach, Sébastien Leriche, qui quittera le club en juin 2027 pour retrouver Cherbourg à l’issue de son contrat : « Ces joueurs sont très agréables à coacher, ils apprennent vite et savent adhérer et s’approprier ce qu’on leur propose, tout en étant souvent capables de ne pas répéter les mêmes erreurs.
Nous avons vu l’équipe monter en régime, au fil des mois, gagner en maturité, en constance et répondre présent, avec souvent la patience et la maturité dans les temps faibles. Il est aussi très intéressant de constater qu’il reste une belle marge de progression, le tout donnant une note très positive à la saison. »
En illustration, déjà, le faible nombre de matchs totalement ratés par les Irréductibles. Deux, incontestablement, à Istres lors de la phase aller puis contre Sélestat fin mai. En dehors de cela, les Irréductibles ont fait mieux que résister, accrochant très sérieusement le PSG à la Glaz Arena, Montpellier chez lui et en s’offrant même Limoges à Beaublanc après avoir frôlé le gros coup à l’aller et dominant aussi nettement Chambéry et Toulouse, encore en course pour l’Europe à deux journées de la fin.
Des matchs parmi d’autres, auxquels s’ajoutent les victoires à domicile contre Aix, Dunkerque, Chambéry et Nîmes, des équipes que jadis le CRMHB ne parvenait pas à regarder droit dans les yeux et encore moins à renverser, la faute à cette manie gênante de se voir parfois plus petit que les autres. Une manie qui s’efface année après année depuis le début de la décennie et encore plus aujourd’hui logiquement au vu du niveau très intéressant affiché à de nombreuses occasions tout au long de la saison.

Une attaque beaucoup plus prolifique et un nouvel ADN
En disette de longues semaines à l’extérieur, de fin septembre à fin mars, les Cessonnais ont ensuite enfin ramené les points de Limoges puis Dunkerque et stoppé la mauvaise série (4 victoires et 1 nul seulement cette saison à l’extérieur). Un moindre mal, la pièce n’étant pas tombée du bon côté à plusieurs reprises (Saint-Raphaël, Tremblay, Dijon, Chambéry, Montpellier ou encore Nîmes…). Le marqueur d’une insuffisance encore marquée pour prétendre à aller un étage au-dessus au classement, en contraste avec des performances positives à domicile, où les points lâchés contre Tremblay et Sélestat viennent un peu ternir le bilan (8 victoires, 7 défaites ).
Très souvent dans le coup jusqu’au bout, mais aussi parfois incapable de tuer des rencontres pourtant bien en mains, le CRMHB devra progresser sur ces aspects pour passer un palier supplémentaire.
En cultivant, également, son nouvel « ADN », plus porté sur le jeu offensif, avec 937 buts marqués cette saison soit plus de 30 par match (ce fut le cas 23 fois cette saison sur 28) : « En début de saison, nous savions, de par les profils choisis et notre projet de jeu, que nous marquerions plus mais aussi, qu’il faudrait accepter de prendre plus de buts…», rappelle le coach.
Résultat, des matchs plus enlevés, avec de vraies belles victoires à cinq buts d’écart et plus contre Dunkerque (2x), Chartres, Toulouse et Aix et peu ou pas de raclées concédées au final, si ce n’est à Nantes à l’aller, 43-30, face à qui l’on sait.

Presque des regrets mais aussi des axes de progression ciblés
Un moment en difficulté au cœur de l’hiver au classement mais vite hors de danger pour le maintien, grâce notamment à une phase retour plutôt convaincante avant le dernier mois (quatre défaites en cinq matchs), avec six victoires et 9 défaites, et voilà le CRMHB en phase avec son projet d’avancer, année après année, vers une installation pérenne dans la première partie du classement.
Au vu de la qualité des individualités ayant été très impressionnantes ou performantes (voire parfois les deux) comme Egon Hanusz, Xavier Labigang, Michal Baran, Asier Nieto, Jean-Emmanuel Kouassi ou encore Mathieu Salou et Erik Szeitel sur la fin de saison, le CRMHB possède de vrais et beaux arguments et peut même être un poil déçu de ne pas finir plus haut, avec quatre ou cinq points supplémentaires au compteur au sortir de la première année vécue par ce groupe.
La stabilité étant souvent gage de progression, et celle-ci d’ores et déjà acquise pour l’an prochain, les raisons de croire à une progression linéaire à court et moyen terme ne manquent pas. Viser le top 8, titiller l’Europe ou tout simplement, continuer de grandir, les objectifs ne manqueront pas pour la dernière année de l’ère Sébastien Leriche, qui passera le témoin en juin 2027.
Qui, ensuite, pour lui succéder ? Voilà l’une des grandes questions de la saison à venir à la réponse pour le moment pas encore donnée. Solution interne privilégiée, en la personne de Yann Lemaire, déjà à la tête de l’équipe au printemps dernier avec une mission maintien accomplie ? Ancien de la maison devenu entraîneur ou coach habitué à la Starligue et déjà approché par le passé par le CRMHB, potentiellement également libre en 2027, plusieurs pistes sont déjà là.
Stable sportivement avec quelques certitudes à l’issue de cette saison 2025-2026, le club doit désormais faire un choix. Faites vos jeux, avec un suspense qui devra rapidement être clos pour assurer et assumer une continuité indispensable à moyen terme pour renforcer un projet mis sur les bons rails cette année et dont on attend confirmation la saison prochaine.
Article issu du JRS de juin à télécharger ici.





