Handball – Starligue : En 2026, Cesson veut être ambitieux et regarder devant

Actu Cesson.
Gustavo Rodrigues face à Toulouse. @Crédit photo : JRS

La dernière victoire face à Dunkerque en décembre dernier a redonné ambition et optimisme à une équipe en crise de résultats deux mois durant. Avec un programme équilibré pour reprendre, les Irréductibles veulent entamer au mieux une phase retour qui offre de vraies belles perspectives pour plusieurs raisons. Décryptage.

Un calendrier de phase retour plus avantageux

Sébastien Leriche l’avait évoqué lors de sa dernière sortie fin décembre, le calendrier à venir allait forcément aider un peu plus les Irréductibles sur la phase retour, avec un nombre de réceptions supérieures : 9 (en comptant le match en retard disputé contre Toulouse), contre sept déplacements.

Parmi celles-ci, les Irréductibles seraient bien inspirés de dominer leurs adversaires directs de la seconde partie de tableau amenés à se déplacer à la Glaz : Dijon, Chartres, Istres et Sélestat. Tremblay, à la maison, demeure jouable, tout comme Chambéry et un parcours réussi à domicile pourrait déjà valider un bon maintien pour les Bretons en espérant sept à huit points, voire plus, sur ces six matchs.

Avec l’appui de son public, le CRMHB peut ainsi se rendre la saison très excitante, le maintien s’étant joué l’an passé à 15 points, les Bretons en ayant sur le fil compilé 20. Amenés également à ramener quelques unités de leurs déplacements où tout est possible, comme Nîmes, Aix, Saint-Raphaël, Limoges ou Dunkerque, les Irréductibles peuvent s’offrir une vraie belle phase retour et valider ainsi les promesses du début de saison, en accumulant confiance et vécu. Cette équipe en a les moyens.

La fin des bobos ?

Actuellement en travail de réathlétisation et dans les temps, Gustavo Rodrigues et Michal Baran seront sur le pont en février, avec un retour à 100 % en compétition qui prendra peut-être quelques semaines mais sûrement pas quelques mois. Une excellente nouvelle pour le staff cessonnais, qui pourra s’appuyer sur Mathéo Briffe, enfin épargné par les pépins physiques et donc, un groupe enfin au complet.

L'accompagnement durable dans l'habitat.

Être épargné par les blessures sera une condition pour une belle seconde partie de saison, avec un groupe limité à 14 pros par la force des choses cet été et donc vulnérable aux coups durs. A 100% et au complet, le CRMHB peut rivaliser avec tout le monde mais peut vite être en souffrance sur certains postes en cas de pépins. Au staff médical et à Thibault Minel de garder tout ce petit monde en condition optimale, en semaine comme en compétition. De là dépendra aussi l’issue de la saison.

Un bas de tableau à distance

Six unités d’avance sur Istres, lanterne rouge, cinq sur Dunkerque, premier relégable, un goal-average favorable et un match de retard, telle était l’avance des Cessonnais au moment de réattaquer les choses sérieuses face à Toulouse en ce début février. Un petit matelas forcément confortable au moment de retourner dans l’arène, au regard du classement à la même époque, la saison passée, où les joueurs de Sébastien Leriche n’avaient que deux petites unités d’avance sur la zone rouge.

La réception de Dijon, promu accrocheur, entre deux déplacements à Nîmes et Aix, deux équipes vaincues à la Glaz Arena avec panache, offrira en février une vraie belle opportunité de voir où en sont les Irréductibles et potentiellement, une rampe de lancement idéale pour 2026.

Des individualités attendues

La force d’une équipe réside dans sa résilience, dans la capacité à faire les efforts les uns pour les autres mais aussi dans sa « non-dépendance » à une ou deux individualités faisant la pluie et le beau temps. Cesson a pour lui cette saison d’avoir plusieurs individualités ayant pris les choses en main à tour de rôle.

Quand ce ne sont pas les parades dingues de Mate Sunjic, à l’image du dernier match face à Dunkerque, ou Mathieu Salou en mode destructeur de son bras gauche, le CRMHB peut compter sur la précision chirurgicale de son meilleur buteur Xavier Labigang, comme face à Nîmes (13 buts) ou sur la science et l’intelligence de jeu d’Egon Hanusz à la mène. Revenu sans pépin de l’Euro avec lequel il a pu prendre encore un peu plus d’expérience, le demi-centre hongrois aura à cœur de confirmer son excellente première partie de saison.

Voilà pour les individualités, pour ne citer que celles-ci, d’autres ayant eu aussi à loisir de briller… En attendant les retours au premier plan de Gustavo Rodrigues et Mathéo Briffe sur la base arrière, épargnés espérons-le, par les freins physiques, et la montée en régime d’Erik Szeitl, de plus en plus impactant au fil des semaines au poste de pivot en attaque, les Irréductibles ont de vrais arguments à faire valoir et entendent bien ne pas se priver de le faire !

Des jeunes qui poussent

Très régulièrement félicités par le staff pour leur investissement toute la semaine dans leur rôle de « partenaires d’entraînement » auprès d’un effectif réduit en nombre, les jeunes Irréductibles frappent à la porte et entendent bien mordre dans chaque minute offerte. Si Michal Baran ne fait plus partie de la catégorie, étant passé pro cette saison, d’autres jeunes issus de la N2 ont montré en semaine comme en championnat de vraies raisons de croire en eux et pourquoi pas, de bousculer la hiérarchie.

Alexandre Baradat, à ce petit jeu, semble avoir une longueur d’avance, fort de son expérience du printemps dernier, d’un été en bleu réussi et de dernières apparitions convaincantes. Avec lui, Tristan Michel, avec beaucoup de concurrence devant lui au poste d’arrière droit, apprend à toute vitesse et donne grande satisfaction à chaque apparition. Également sollicité, Emerick Gerard, Romeo Lemoine et Théo Fradet ont chacun goûté aux feuilles de match et pourraient aussi amener leur contribution à la phase retour, marquant si besoin en était, un ADN formation toujours aussi marqué et indispensable au CRMHB.

Signature de l'auteur, Julien Bouguerra.

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