Autant la sortie de mardi soir à Pacé face à Pontault, second de Proligue, avait été plutôt positive pour le CRMHB, autant le déplacement en Mayenne à Château-Gontier pour affronter Caen, leader du même championnat, a été loin de ravir Sébastien Leriche. Pire, celle-ci, soldée par une défaite et un bilan comptable défensif très lourd (40-44) a fortement agacé de coach breton.
Celui-ci avait prévenu mardi soir, les Vikings allaient opposer une toute autre opposition, « avec une intensité supérieure » et ses joueurs devaient s’attendre à être bousculés. Le moins que l’on puisse dire est que le coach des Irréductibles ne s’était pas trompé.
Cesson battu dans l’intensité
Menés d’un but à la pause (22-23), Mate Sunjic et ses coéquipiers n’ont pas réussi à redresser la barre après le repos et n’ont pas offert la réponse suffisante face aux anciens de la maison, Allan Villeminot et Milos Mocevic, pour s’incliner à l’issue d’un match très, voire même trop prolifique, qui fait forcément désordre même si cela reste un simple match de préparation.
A l’issue de la rencontre, Sébastien Leriche ne cachait pas son agacement au regard de la prestation du soir :« Il y a un gros mécontentement par rapport à ce match. Je suis très agacé de ce que j’ai vu ce soir par rapport à une équipe de Caen qui a proposé une intensité très élevée à laquelle nous avons été incapables de répondre. Ils nous ont dominés dans tous les secteurs de jeu et notamment sur la capacité à se projeter sur jeu rapide. Défensivement, nous avons été déstructurés et avons manqué de rigueur, en perdant beaucoup trop de ballons. »

Un bilan négatif, qui rappelle l’intérêt et l’importance de la préparation avant de revenir aux affaires sérieuses début février face au Fenix de Toulouse : « Ce soir, c’est un match où il y a peu de positif à ressortir. C’est surtout une vraie piqure de rappel et une incitation à se remettre en question avant de reprendre le championnat. Il n’y a rien de dramatique mais cela nous rappelle à certains fondamentaux.
Objectif Toulouse dans dix jours
Quand nous ne sommes pas investis physiquement, mentalement, nous n’avons pas de marge, y compris face à une équipe qui n’est pas leader de Proligue pour rien. Caen nous a montré qu’avant de parler de tactique, il faut avant tout être déterminé et investi. Nous n’avons pas pris la rencontre pas le bon bout et on s’est pris les pieds dans le tapis. »
Le 4 février prochain, de la densité, une structure défensive très rigoureuse et de l’efficacité dans les deux surfaces seront requises pour faire tomber Toulouse, l’une des valeurs sûres du championnat.
Dans un bon jour, le CRMHB en est capable et son coach le sait : « Maintenant au travail, nous avons dix jours pour préparer ce match. Nous savons que l’on peut gagner des rencontres mais il faudra mettre les bons ingrédients pour cela. Nous sommes prévenus ».





