Un style d’un nouveau genre, que l’on pourrait nommé « Head in the Grass »… Cela sonne Pop, rebelle mais il n’en est rien. Un nouveau concept, déposé ce dimanche par le doyen du foot français. « Grass », où la pelouse dans laquelle visiblement les Havrais ont trouvé plaisir et réconfort à se rouler, durant à minima tout le second acte, multipliant les actes d’anti-jeu à simuler de terribles douleurs ou blessures afin de gratter tant que possibles de précieuses secondes…
Dommageable, à minima car les joueurs de Didier Digard ont aussi su, par moments, proposer de vraies ambitions, notamment en première période, mais ce sont ensuite perdus dans une parodie de foot où l’ordre des choses, mais aussi l’ordre arbitral, aurait dû les sanctionner à minima d’une défaite.
Pour Rennes, comme à l’aller, deux points de perdus, clairement, alors que l’opportunité d’intégrer le top 5 était là, à portée…
Une première période frustrante
Face au bloc athlétique et défensif des visiteurs, le Stade Rennais attaque plutôt bien sa rencontre, avec une belle vélocité et une envie évidente d’aller de l’avant mais les intentions ne se traduisent pas vraiment en occasions franches.
La première frappe cadrée est signée Mousa Al-Tamari, difficilement repoussée par M’Pasi (17′). Quelques minutes plus tard, Esteban Lepaul, lancé seul au but, est bousculé par Arouna Sangante mais Stéphanie Frappart ne bronche pas (25′).
Voyant les difficultés rennaises à être dangereux, les Havrais s’enhardissent et vont au final, être les plus dangereux. D’abord par Ayumu Seko de la tête qui contraint Brice Samba a un superbe arrêt réflexe au sol (32′). Ensuite par l’intermédiaire d’Aly Samatta, qui contraint le gardien rennais à une parade au sol compliquée (38′).
Rennes s’en sort bien, Le Havre moins, perdant Gauthier Lloris et Issa Soumaré dans la bataille d’un premier acte une nouvelle fois brouillon côté « Rouge et Noir » laissant regret et inquiétudes pour la suite.

Buts refusés, simulations et frustration
Comme souvent depuis plusieurs semaines, la seconde période est d’un tout autre acabit. Visiblement remontés, les joueurs d’Habib Beye prennent les choses à bras-le-corps. D’entrée, Przemyslaw Frankowski enchaîne un contrôle volée gagnant dans le petit filet opposé mais son but est refusé pour une main au préalable (48).
Le ton est donné et le Stade Rennais veut faire mal, et vite. Lionel M’Pasi s’interpose ensuite avec autorité sur une trajectoire coupée au premier poteau par Esteban Lepaul puis sur un nouvel essai de Przemyslaw Frankowski (51′ et 52′).
Clairement, le danger se rapproche et le Roazhon Park pense être libéré quand le numéro 9 rennais, en position trop idéale, ajuste le gardien havrais pour ouvrir le score. La « non-célébration » du meilleur buteur rennais donne la tendance et le but est logiquement refusé pour hors-jeu.
Ecrasés dans le jeu, usant et abusant de gain de temps en tous genres, les Havrais ne voient plus la lumière ni le camp adverse mais se récompensent pourtant sur l’une de leurs rares incursions dans le camp adverse. De loin, Rassoul N’Diaye prend sa chance. Le ballon est dévié juste ce qu’il faut par Felix Mambimbi qui s’offre un beau cadeau pour ses 25 ans en ouvrant le score (68′, 0-1).

C’est dur, et injuste, pour une équipe plutôt entreprenante qui ne va pour autant rien lâcher. Ludovic Blas et Kader Meité entrent en jeu et les occasions continuent, notamment pour le jeune attaquant rennais, maladroit à deux reprises en position idéale (76′ et 80′).
Breel Embolo, da la tête, finit par récompenser les efforts des siens, sur une merveille de centre de Ludovic Blas (86′). Un moindre mal qui ne suffit pas aux Rennais, qui continuent évidemment d’appuyer.
Contre Lorient, les trois points impératifs
Kader Meité pense libérer les siens mais son but est une nouvelle fois refusé pour hors-jeu tandis que les 10 bonnes minutes d’arrêts de jeu, hachée par les simulations répétées adverses, ne donnent rien de concret, si ce n’est un goût d’inachevé.
Rennes laisse filer deux points précieux pourtant largement à portée et reste sixième, bien accroché au second wagon du haut de tableau mais perdant deux points sur Strasbourg, vainqueur de son derby face à Metz.
Contre Lorient samedi, Valentin Rongier et les Rennais n’auront pas le droit de lâcher de nouveaux points en route, au vue de la suite du copieux programme attendant les rennais (Monaco, Marseille et Lens à l’extérieur, puis Paris à domicile…).
Trois points de plus, une place au chaud confortée et un mercato amené à modifier la donne dans les jours à venir, tant du côté des départs que des arrivées, la dernière dizaine de janvier s’annonce aussi chargée que charnière.





