La neige… Pour les vacances, les batailles sans relâche, la raclette ou le ski, ok. Pour le rugby, beaucoup moins… Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Rennais et Berjalliens n’ont pas été gâtés par les conditions climatiques du côté du stade Pierre Rajon. Le froid, des flocons à demi fondus et une bruine incessante, tout y était dans un antre historique du rugby aujourd’hui en grandes difficultés.
Face à des locaux aux portes de la zone rouge, deux points seulement devant Marcq-en-Barœul, le défi était relevé, à savoir tenter d’augmenter l’avance de cinq points, ou, à minima, ne pas perdre trop de terrain sur les turbulences du fond de classement.
La première demi-heure est maîtrisée par Bourgoin-Jallieu et les points marqués uniquement sur coup de pieds à distance. Goulwen Gueho à trois reprises s’y colle et offre un 9-0 (17′, 21′ et 30′) aux siens. Rennes parvient tout de même à recoller par Benjamin Noble avant la pause (9-3, 37′) là aussi sur pénalité.
Des points au pied comme un résumé d’une opposition fermée avec un jeu d’occupation et peu de spectacle. A défaut, une très grosse solidarité bretonne et une densité défensive de premier plan.

Pas d’essai mais le bonus défensif en poche
En deuxième période, le duel à distance entre Benjamin Noble et Goulwen Gueho continue. 9-6 à la 58′ sous la botte rennaise avant que le buteur local, formé à Vannes, ne redonne six unités d’avance aux siens (63′). Rebelote pour le REC avec Benjamin Noble dans la foulée (12-9, 64′) puis réponse berjallienne trois minutes plus tard (15-9, 68′).
Malgré la pression rennaise sur le Money-Time, le score n’évolue plus et la dernière possession bretonne devant les poteaux au-delà du temps réglementaire n’aboutit pas à cet essai qui aurait permis de renverser la table et de vivre un scénario heureux et précieux en point.
Petite consolation, le point du bonus défensif est dans la poche mais inquiétude, en revanche, autour de la grosse blessure à l’épaule du pilier droit rennais, Cohen Kiewit, évacué par les pompiers après dix minutes d’interruption.
Place à Massy à la maison
A l’issue de la rencontre, Kévin Courties confirme la sensation d’être passé à côté de beaucoup mieux : « Nous n’avons pas été bons, notamment dans l’utilisation du ballon et la conclusion de nos séquences, qui donne l’écart au tableau d’affichage. Certains de nos choix n’avaient pas de sens, on a manqué trop de jeu au pied et fait tomber le ballon dans des zones importantes.
Du positif, tout de même ressort d’une soirée dans des conditions compliquées :« Nous avons aussi su produire et apporter du danger, été bien en place défensivement mais notre indiscipline dans les derniers gestes fait qu’on a pas pu prendre le score et revenir avec mieux qu’un bonus défensif sur ce match.«

Des regrets, donc mais pas de tourment plus qu’il n’en faut pour autant : « Je ne suis pas inquiet, ni en alerte mais un peu agacé que nous n’ayons pas saisi l’opportunité de regarder un peu plus vers le haut. Nous savons que la phase retour ne sera pas évidente mais nous avons un collectif qui travaille, dans un championnat dense qui nous donne des surprises tous les week-ends.
De là à se dire que c’est à la vie à la mort à chaque match non mais il faut continuer de travailler et même plus dur encore, pour se permettre d’aller chercher ce qui nous est possible à chaque match. »
Le prochain à la maison face à Massy, quatrième, promet un nouveau combat de haute volée, cette fois-ci sans la neige !




