Football – Ligue 1 : Le Stade Rennais puissance quatre enchaîne à Metz (0-1)

Valentin Rongier
Premier but avec Rennes pour Valentin Rongier qui rapport trois points @Crédit Photo JRS

Enchaîner pour s’offrir un mois de décembre passionnant, telle était la mire fixée par Habib Beye à l’occasion du piégeux déplacement en Lorraine chez le promu Messin, plutôt fringant ces dernières semaines. Pour ce faire, confiance est donnée de nouveau au onze large vainqueur de Monaco, logiquement, face aux hommes de Stéphane Le Mignan positionné à cinq derrière. Rennes fait de nouveau peur et l’entame de match le montre.

Avec sérénité et tranquillité, les Bretons se procurent la première occasion par Breel Embolo de la tête aux six mètres sur un centre de Mahdi Camara au quart d’heure de jeu. C’est juste à côté et juste avant une frappe magistrale de Valentin Rongier, quelques secondes plus tard de l’extérieur du gauche sur le poteau de Fischer (15′). Un poteau décidément sollicité puisque Djaoui Cissé tire son corner très rentrant sur celui-ci, pour boucler une minute de folie rennaise.

Premier but avec Rennes pour Valentin Rongier

Logiquement, le Stade Rennais se récompense dans la foulée avec l’ouverture du score grâce à Valentin Rongier. D’une demi-volée du droit des 20 mètres au ras du poteau, consécutive à une remise en pivot parfaite à l’entrée de la surface de Breel Embolo (23′, 0-1),le capitaine marque son premier but avec Rennes. C’est logique et totalement mérité !

Ensuite, Rennes se relâche et Metz passe tout près d’égaliser à la demi-heure de jeu où seul à trois mètres de la ligne Brice Samba, Terry Yegbe rate l’immanquable et tire au dessus. Un avertissement sans frais pour des Bretons dont l’attitude rappelle les mauvais souvenirs des points perdus à Nantes, Toulouse ou Le Havre alors que la maîtrise était là, ainsi que l’avantage au score…

La balle de 0-2 arrive pourtant en contre-attaque, où Mahdi Camara, Esteban Lepaul et Musa Al-Tamari partent à toute vitesse du milieu de terrain en supériorité numérique. Le centre du premier pour le second est taclé par Jean-Philippe Gbamin qui trouve…la barre transversale de son gardien. Deux poteaux et une barre, Metz s’en sort bien à la pause mais reste vivant et dangereux même si pas assez précis !

Une entame de seconde période compliquée

Au retour des vestiaires, Metz se montre toujours menaçant. Deux hors-jeu de Asoro viennent rattraper une main de Jérémy Jacquet dans la surface puis un alignement limite mais gagnant sur la ligne médiane, ponctué d’un but refusé pour le messin. La sanction pend au nez des Rennais, trop laxistes avec un milieu de terrain porté disparu et une attaque sans ballons exploitables.

Esteban Lepaul a pourtant à son tour la balle de break, sur un centre de Przemyslaw Frankowski, mais échoue de peu. La seconde période rennaise est clairement insuffisante. Habib Beye fait tourner avec trois changements mais rien ne bouge, ses hommes sont dans le dur.

Rennes ne s’en sort pas et Brice Samba, jusque-là peu sollicité, sort trois arrêts coup sur coup en entrant dans les arrêts de jeu, bien placé et décisif pour son équipe. Rennes gagne malgré tout, comme au Paris FC, sans brio. Ce n’est pas beau, très loin de là mais les Bretons se hissent provisoirement sans crier gare à la quatrième place, avec une quatrième victoire de rang.

Quatrième succès de rang !

Au micro de Ligue 1+, avec des questions pour le moins désopilantes (est ce dur d’être un joueur du Stade Rennais…???) , Quentin Merlin confirme l’aspect laborieux du succès des siens :« C’était un match compliqué, on a un peu subi mais c’est important pour la suite de gagner des matchs comme ceux-ci. On prend les points, il faut continuer comme ça. On va analyser ce que l’on a moins bien fait. On a eu des moments compliqués en début de saison mais nous nous sommes tous remis dans le droit chemin. On reste unis et nous sommes une vraie famille.

Valentin Rongier, lui, n’était pas non plus pleinement satisfait mais rappelle que « le championnat est difficile. On a été solidaires, on rentre avec trois points et c’est le plus important. Le groupe est soudé, on se parle. Tout n’a pas été parfait mais nous avançons.

Sur son rôle, le capitaine enchaîne : « Dans cette équipe, je prends mes marques et me sens bien. Les automatismes se créent. On ne se fixe aucune limite, ave beaucoup d’humilité. On ne prend aucun match à la légère et on vise le plus haut possible. »

Au Parc des Princes pour un exploit

Pour le coach Habib Beye, sursitaire il y a un mois et désormais conforté par ses joueurs avec douze points pris sur douze en novembre, tout va donc beaucoup mieux :« J’avais prévenu que ce match ressemblerait plus à celui du PFC qu’à Strasbourg. Les matchs sont difficiles à gagner en Ligue 1. Nous avons eu de la personnalité et fourni 25 minutes de très bonnes qualités, avant de souffrir par la suite. Ce soir, le Stade Rennais est quatrième de Ligue 1 et c’est le plus important.« 

Prochaine étape, un test XXL au Parc des Princes, face au PSG pour valider l’excellente période comptable du moment pourquoi pas un exploit, déjà réalisé dans la capitale par le passé.

Signature de l'auteur, Julien Bouguerra.