Le maintien déjà en poche depuis les forfaits de Niort et de Tarbes, le REC Rugby peut avancer vers ses deux dernières confrontations de la saison l’esprit tranquille. Une fin d’exercice sans enjeu sportif mais qui doit cependant permettre de préparer la suite, tant sur le terrain qu’en dehors.
« Oui, c’est un certain confort, c’est sûr, c’est sympa mais nous ne pouvons pas nous satisfaire de ça. Si nous voulons faire une bonne année la saison prochaine, il faut que nous comprenions que les matchs restants ont un sens », introduit le manager général du REC Rugby Kévin Courties. À la sortie de la claque reçue à domicile contre Albi, et malgré une légère réaction en fin de match, l’entraîneur rennais a du mal à digérer la prestation de ses joueurs.
Bien au-delà de cette rencontre, c’est surtout un relâchement plus global que constate le technicien breton : « Ça ne me plaît pas trop mais ça devait nous tomber sur le museau. Nous ne nous entraînons pas forcément avec les mêmes objectifs qu’eux mais nous nous entraînons pour défendre certaines choses et nous les avons un petit peu oubliées par moments. C’est ça qui me dérange le plus.
Il faut se réveiller. Nous avons la capacité de le faire mais il ne faut pas se cacher derrière le contexte du championnat et de la fin de saison. Ce n’est pas ça qui fait la richesse du rugby et de notre club. Si nous préparons la saison prochaine de cette manière-là, il va falloir vraiment que nous nous mettions au boulot ».

Chambéry et Nice pour finir
Si le REC Rugby a bien mérité son maintien sportif, notamment grâce à deux victoires précieuses à Bourg-en-Bresse et contre Marcq-en-Barœul il y a quelques semaines, la fin de saison en « roue libre » n’est pas à l’ordre du jour, que ce soit en match ou à l’entraînement : « C’est la réalité du quotidien. Quand c’est dur, il faut aller de l’avant. Quand il y a des difficultés, il faut combattre et il faut avancer. Il ne faut pas se laisser battre comme ça.
Le rugby a une dimension sociale et éducative, y compris avec nos jeunes joueurs, donc il faut que ces matchs-là servent afin qu’ils aient l’appétence à en vivre de meilleurs ». Ça tombe bien, les deux derniers matchs de la saison n’auront rien d’une partie de plaisir.
Pour clore un exercice historique, il est tout de même utile de le rappeler avec une dixième place à l’heure actuelle, les « Noir et Blanc » recevront Chambéry en match en retard de la 18e journée puis termineront du côté de Nice, deux formations encore en lice pour les phases finales et respectivement 6e et 2e de Nationale. Si la défaite contre Albi sonne comme un premier avertissement, les matchs aller contre ces deux formations appellent également au rebond, sous peine de revivre des moments compliqués (29-3 à Chambéry et 21-44 contre Nice).

« Le maintien permet de se projeter et de construire afin d’être compétitif la saison prochaine »
Si, sur le terrain, Kévin Courties ne veut pas voir de relâchement de la part de ses joueurs, il admet tout de même volontiers que ce maintien permet au club de se projeter sur la saison à venir : « Pour plein de petites choses, c’est facilitant, je pense notamment au recrutement et à la structuration. Ça accompagne le développement du club et c’est aussi un soulagement pour nos dirigeants. Ça permet de se projeter et de construire afin d’être compétitif la saison prochaine ».
Pour sûr, les mouvements ne manqueront pas à l’intersaison. Il y a un petit peu plus d’un mois, le Midi Olympique annonçait notamment le départ de Clément Cavalière vers le Stade Montois, pensionnaire de Pro D2. Une information qui ne nous a pas été démentie et qui, en cas de validation, constituerait une belle récompense pour le REC Rugby après avoir relancé le joueur il y a deux ans. Autre départ, officialisé cette fois-ci, Kévin Yameogo rejoindra Albi.
D’autres suivront, forcément, entre nouveaux challenges, fin de cycle ou choix sportifs. Bien évidemment, en sens inverse, de nouveaux visages sont à venir mais pour l’heure, si le maintien est déjà en poche, la saison n’est pas encore terminée, que ce soit sur le terrain ou en interne, où demain se prépare dès aujourd’hui.






