Et rebelotte ! Comme en février, la double réception censée propulser le Stade Rennais vers le Top 4 a fait pschitt, avec pourtant deux vraies possibilités à la maison, devant un public à fond et un contexte ultra-favorable. Mais non, cela n’a pas suffit : « Nous avons un peu gâché la fête », lâchait Anthony Rouault après la partie. Pas mieux !
C’est exact et pas un peu, totalement. Comme face au Havre et Lorient, le Stade Rennais n’a pas capitalisé, prenant un petit point sur six face à Lille puis Metz. Désespérant…
Nostalgie, sourires et tifo exceptionnel pour monter crescendo
C’est d’ailleurs peu de le dire, tant ce dimanche avait jusque-là été plutôt très réussi. Une ribambelle d’anciens étaient là, yeux écarquillés et parfois rougis d’émotions, devant un tifo sur trois tribunes, rarement vu ailleurs en France, il faut le signaler.
Si l’on se demande toujours pourquoi fêter des 125 ans, la réussite de l’opération est totale et revoir tant d’anciennes gloires, de chaque époque, donnait à cet après-midi particulier la saveur des journées que l’on n’oublie pas, tant pour les invités eux-mêmes, à l’issue d’un riche week-end de retrouvailles, que pour le public.
Le match, lui, le sera, et très vite, par des supporters restés sur leur faim… « Avec ces installations et conditions là, nous aurions été chercher la Ligue des Champions » tançait Jacques Faty lors des présentations en avant match. « Peut-être même un titre de champion de France », selon Yann M’Vila.
La pression est mise et force est de constater que pour le moment, ni l’un, ni l’autre ne sont d’actualité pour le Stade Rennais, qui peut pour le moment entrevoir une lutte pour l’Europa League Conférence, soit un faible lot de consolation.

Forts contre les forts, faibles contre les faibles …
Pour viser autre chose, il faudra arrêter les blagues, même si tout reste possible, bien sûr. Mais pour le moment, trop de points perdus sont à déplorer contre un bas de tableau tout heureux de prendre quelques unités d’espoir au Roazhon Park…
Si le Stade Rennais affiche un bilan plutôt bon face au top 6 du championnat (16 points sur 30 possibles) cette saison, celui face aux cinq derniers du classement pose vraiment question sur le réel niveau de cette équipe et sa capacité à imposer sa supposée supériorité quand l’enjeu l’exige…
Seulement 14 points pris sur 27 cette saison contre Le Havre, Nice, Auxerre, Nantes et Metz, cela fait désordre. Ce stade Rennais innove ainsi, se montrant plutôt fort ou capable de performances contre les forts, et faible ou insuffisant contre les faibles. Simple, basique.

Ludovic Blas bien seul face à un Metz limité mais solidaire
Nous vous épargnerons donc de revenir dans le détail sur ce piètre 0-0, d’où ressortira peut-être ce pénalty oublié en fin de première période sur Ludovic Blas, rare rennais à avoir tenté quelque chose en ce dimanche après-midi. Ce même Ludovic Blas qui sur une frappe enroulée superbe, trouvait l’équerre à l’heure de jeu.
Nous soulignerons aussi ce coup-franc de Sébastian Szymanski magnifiquement sorti par Sy en début de partie ou ce but de la libération d’Anthony Rouault, finalement refusé pour un hors-jeu de position contestable de Breel Embolo (88′).

Hors de question, cependant, de se cacher derrière la VAR ou l’arbitrage pour excuser une prestation d’ensemble bien trop faible et inoffensive face à l’une des pire défenses d’Europe et une formation n’ayant jusque-là pris que 13 points cette saison. Non, on ne lâche pas de points face aux vrais Grenats de la Ligue 1.
Surtout quand Lyon vient de perdre et que Marseille en fait de même dans le même temps. Metz, quasi condamné avant le coup d’envoi, à neuf points d’Auxerre, premier barragiste, aura eu le mérité de sa solidarité malgré de terribles limites qui l’enverront sauf miracle en Ligue 2.

Gâcher à son tour un anniversaire, celui du Stade Brestois…
Alors oui, les mathématiciens pourront consoler tout ce beau monde en rappelant que ce dimanche, Rennes a repris un point aux deux olympiques et n’est en rien largué. Mais il a aussi perdu deux unités de plus sur Lille et Monaco, en pleine bourre.
D’autant plus rageant qu’en gagnant ses deux rencontres à domicile de rang, le Stade Rennais aurait envoyé le LOSC à cinq points et se trouve aujourd’hui à trois points de ces mêmes dingues. Chienne de vie ! Alors place à la trêve, avec le fameux « refuge dans le travail » mais surtout à la quête de solutions offensives pour Franck Haise, qui fait ainsi face à sa première vraie contrariété dans une saison décidemment bien difficilement lisible.
En avril, il faudra aller gagner à Brest, tout sauf une sinécure. Ce jour-là, les Finistériens fêtereont eux leurs 75 ans (décidement, ces demi-dizaines…). Aux Rennais de demander le mode d’emploi aux Messins pour parfaitement gâcher la fête à leur tour…
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