Le 21 février prochain, à 18 heures, les filles du Saint-Grégoire RMH retrouveront, pour la troisième année successive, la Glaz Arena et un écrin de tout premier plan, face à l’USAM Nîmes. Un rendez-vous de gala, en ouverture du Cesson RMH, qui devrait une nouvelle fois démontrer tout le potentiel du club à aspirer au plus haut niveau, ambition affichée à moyen terme. Avec de vraies raisons d’y croire !
Sportivement sur le bon chemin
Après des années passées à lutter pour le maintien, où les victoires se comptaient parfois sur les doigts d’une seule main ou à peine plus, le Saint-Grégoire RMH semble avoir changé de dimension cette saison, sous l’impulsion d’un nouveau projet mis en place par Romain Corre, arrivé cet été, et son staff.
Sur le site officiel du club, celui-ci détaille : « Cette année, c’était la nouveauté. On a beaucoup travaillé sur le projet de jeu et physiquement durant la prépa. Je n’avais pas forcément d’attentes. On a vraiment essayé de construire la meilleure équipe et de faire en sorte que ça se passe bien le plus vite possible. On s’est dit : on construit, on travaille et on verra ce que ça donne. »
Avec de probants résultats, l’équipe s’étant installée durablement et avec autorité sur le podium : « Ce qui a plutôt bien fonctionné dans l’équipe, c’est qu’on arrive à faire en sorte d’avoir différents apports sur plusieurs postes. Ce qui fait qu’il y a une certaine complémentarité dans les rotations.
Même si on a eu des périodes plus dures, où on a été « chatouillés » comme on dit, on a également réussi à faire la différence sur certains matchs, grâce à des périodes de maîtrise, où on arrivait vraiment à imposer le rythme du jeu. L’objectif, c’est donc de faire en sorte que nos périodes fortes durent de plus en plus longtemps sur la suite de la saison. »
« Oui, c’est bien, mais il va falloir que ça soit encore mieux si on veut continuer à gagner des matchs »
Pour le moment, avec déjà huit victoires lors des onze premiers matchs, le contrat est largement rempli et les filles de la Ricoquais entendent bien disputer le Final Four à l’issue de la saison régulière pour pourquoi pas, taquiner l’espoir d’une finale, et d’un titre historique de championnes de D2, à défaut de montée sportive, pour le moment : « En dehors des résultats, on a toujours avancé, toujours essayé de faire mieux et ça a emmené jusqu’à la mi-saison à des matchs de plus en plus aboutis. Ce que j’ai trouvé le plus intéressant, c’est vraiment que l’équipe a continué de progresser de jour en jour et de semaine en semaine… »

Avec un effectif qui devrait, en très grande majorité, enchaîner l’an prochain une seconde saison et un staff ayant pris une année d’expérience à ce niveau, les perspectives côté terrain sont des plus séduisantes, et ce dès cette année civile 2026 : « Il faut que ce qui nous anime, ce soit toujours la volonté d’avancer. De trouver des choses qui vont nous amener à essayer de faire mieux, pour évoluer individuellement et collectivement.
On a essayé d’analyser les choses qui ont moins bien fonctionné sur certaines périodes de match ou d’entraînement, avec l’intention de les gommer et de progresser. Le danger, ça serait de se reposer sur ses lauriers en se disant que c’est bien. De se dire que ce qu’on a fait, ça marche et qu’on va en rester là. Oui, c’est bien, mais il va falloir que ça soit encore mieux si on veut continuer à gagner des matchs, car c’est la volonté de chaque équipe, chaque week-end dans ce championnat. »
Une structuration qui se poursuit pour préparer demain
Oui, la CNGC a sanctionné le club breton de deux points sur le sujet des fonds propres mais cela ne peut et ne doit pas être considéré comme le signal d’une situation financière négative ou inquiétante. La lecture comptable, tout simplement, n’ayant pas vraiment pris en compte tout le travail mis en place par un club loué pour sa gestion et son fonctionnement et sanctionnant, donc. Un handicap pour le coup déjà effacé sur le terrain et avertissant des exigences toujours plus grandes pour viser plus haut.
Car pour entrer dans les clous de ce qui pourrait être le futur du club, à savoir évoluer dans l’élite, des investissements, coûteux, étaient nécessaires ces dernières saisons et ont forcément impacté et asséché les fonds propres du club. Des salariés sur les parties commerciales, marketing, business, des encadrements sportifs à la hauteur, ainsi que quatre joueuses désormais à temps complet, tout est déjà pensé pour demain.
Si la belle dynamique se confirme sur le terrain tout au long de la saison prochaine, le président Jean-Luc Bosse, qui a choisi de ne pas faire appel de la décision de la CNCG et de continuer à travailler dur avec ses équipes, l’annonçait le mois dernier dans nos colonnes : le VAP sera d’actualité, pour viser une montée à l’horizon de la saison 2027-2028.
Oui, le hand féminin mérite le mieux
Le Rennes Métropole Handball, qui évolue à Saint-Grégoire, est bien le club de la ville de Rennes, pour ceux qui l’auraient omis. Son enregistrement auprès de la Fédération Française de Handball est d’ailleurs sous l’égide Rennes Métropole Handball et l’ajout de Saint-Grégoire dans sa dénomination devenue commune fait partie de l’accord mis en place depuis que les « Rose et Noir » évoluent à la Ricoquais, faute de salle disponible et adaptée sur la Métropole Rennaise.

Le problème est connu, depuis des années mais pourrait prendre de l’épaisseur dans les mois à venir, en cas de progression sportive amenant Eden Dumoulin et ses coéquipières vers l’élite. Pour cela, elles devront disposer de leur salle d’entraînement, d’un club house et d’un lieu où rassembler tout le monde. C’est du moins, la priorité numéro un du président, ouvert à ce jour à toutes les discussions pour permette à Rennes et sa région de jouir du handball féminin de haut niveau à court terme.
Reste à trouver le terrain, avoir l’autorisation et entamer un chantier colossal mais nécessaire pour durer. A l’heure où le sport doit être un enjeu majeur des prochaines municipales, à bien des niveaux, le seul club féminin professionnel de la Métropole doit avoir le soutien et l’écoute de l’ensemble des collectivités pour franchir une étape, avec un maximum de personnes autour de la table pour avancer vers l’excellence.
L’attrait des Rennais pour ce sport, aux valeurs évidentes, est là
De cette excellence l’ensemble des licenciés du département tireront profit, avec une pratique forcément attirée vers le haut quand un club y exerce. La rencontre du 21 février à la Glaz, pour la troisième année de rang, le démontrera, si besoin en était : l’attrait des Rennais pour ce sport, aux valeurs évidentes, est là, avec plus de 2000 personnes probablement dans les tribunes pour encourager Romain Corre et ses joueuses.
Des moments dingues, comme l’an passé, déjà en février, ne peuvent pas se réduire à un « gala » occasionnel, une fois par an. Rennes mérite son équipe de hand féminin au plus haut niveau et tout un club travaille actuellement d’arrache-pied pour le lui offrir, avec les infrastructures adaptées.
Si le terrain valide l’hypothèse, la Ricoquais pourrait être retenue pour la D1, avec quelques aménagements à apporter mais aussi, forcément quelques limites. Celles-ci, en comparaison avec ce qui peut se faire, question budget, dans d’autres clubs, ont-elles lieu d’être ? La question devra en tout cas être mise sur la table et traitée avec toute la considération qu’elle mérite.




