(Article extrait du JRS de février) Alors que l’Union Rennes Basket recevait Tours le mardi 3 février, les espoirs de rallier la poule haute étaient minces. Si, de facto, la poule basse se profile pour les « Noir et Blanc », leur entraîneur Bastien Demeuré dresse néanmoins un premier bilan globalement positif.
À l’heure de jeter un premier coup d’œil dans le rétroviseur et de commencer à se pencher sur la deuxième phase de championnat, probablement en poule basse, les motifs de satisfaction sont tout de même là pour Bastien Demeuré, notamment en prenant en compte le contexte. En début d’exercice, l’URB décide de renouveler une grande partie de son effectif et, fidèle à son ADN, de faire confiance à sa jeune garde. La sauce met du temps à prendre et le club « Noir et Blanc » se retrouve avec un bilan peu flatteur de huit défaites pour trois petites victoires à la mi-novembre.

« C’était un sacré pari de renouveler autant l’effectif et de laisser autant de place aux jeunes »
Pourtant, et même si la poule haute devrait lui échapper au bout du compte, l’URB a su remonter la pente et entame les trois derniers matchs de la phase régulière avec un bilan équilibré : « Sportivement, le bilan est plutôt bon. Il y a un bon état d’esprit dans le groupe et ça a évolué dans le bon sens. C’était un sacré pari de renouveler autant l’effectif et de laisser autant de place aux jeunes. Là aussi, c’est plutôt réussi. Dans l’équipe, nous n’avions que quatre joueurs connaissant vraiment la Nationale 1 et seulement Warren Racine ayant évolué en poule haute la saison dernière.
Hugo (Kamdem) et Maxime (Pointel) avaient également joué en N1 mais ça reste un début d’expérience à ce niveau. Ce qui est vraiment embêtant, ce sont les deux matchs face à Poissy et contre le Centre Fédéral. Nous savons que ces défaites nous coûtent cher et sans cela, nous serions davantage à la lutte pour la poule haute », résume l’entraîneur rennais. Les regrets, s’il en fallait, sont là. Également privée de son Américain Dee Davis, d’abord sur blessure pendant un mois puis plus récemment avec une séparation à l’amiable, l’Union Rennes Basket est loin d’avoir démérité sur cette première phase.
Chartres, dernier match important en vue de la poule basse
Pour boucler ce premier marathon, les Rennais iront à Tarbes-Lourdes et à Chartres, deux déplacements entrecoupés par la réception de Toulouse. Les « Noir et Blanc » devront ainsi s’atteler à bien négocier leur déplacement à Chartres, important pour la poule basse : « C’est un match qui va compter. Pour le moment, nous entamons la deuxième phase avec 8 victoires et 3 défaites. En cas de victoire là-bas, nous serons à 9-3. L’année dernière, nous avions commencé la poule à 6-6 ».
La saison passée, avec un bilan à l’équilibre, l’URB avait assuré son maintien à quatre journées de la fin et une victoire en terre chartraine permettrait d’attaquer plus que sereinement la deuxième partie de championnat. Après ce dernier match à Chartres, le 20 février, les Bretons retrouveront ensuite la compétition le 6 mars. Une « trêve » bienvenue où seul Johan Randriamananjara manquera à l’appel : « Johan partira en sélection avec Madagascar. Nous allons un petit peu couper car les organismes sont très fatigués ».

À l’instant T, les possibles adversaires se nomment Saint-Vallier, Lyon, le SCABB (Saint-Chamond/Andrézieux-Bouthéon), Charleville-Mézières, Besançon, le Pays Salonais et enfin Metz. Une adversité plus que probable puisque Saint-Vallier, huitième de la poule B, comptait trois victoires de retard sur Berck, septième et premier qualifié pour la poule. Pour ce qui est de la projection en poule basse, le tout avec un vrai matelas d’avance sur la ligne de départ, l’objectif, au-delà du maintien, sera relativement simple : « L’idée est de continuer à développer les jeunes et à prendre du plaisir », conclut Bastien Demeuré.




