Les « Noir et Blanc » tiennent probablement leur match référence. Opposés à Chalon-sur-Saône, autre promu de la division et un petit point derrière au classement avant le coup d’envoi, les Rennais ont montré une grande force collective, parvenant à capitaliser sur leur dynamique ascendante.
Un constat partagé par Frédéric Gibert à l’issue de la rencontre : « C’est dans la lignée de Reims, du Centre National et de Fréjus. C’est un rythme de croisière qui nous permet aussi d’évacuer tout le mal connu avant. Je suis vraiment content pour eux. Je pense que le groupe a compris que c’est ensemble que nous allions gagner. Notre force c’est l’équipe et ce soir, nous avons joué en équipe ».
Dès le premier set, les pensionnaires de Colette-Besson marquent leur territoire. Si l’entame de match est, comme souvent, marquée du sceau de Julien Legrand et de son service supersonique (3-0), tout le groupe se met au diapason. Au block, Lévy Combette met les barbelés tandis que Célestin Cardin et Joao Lucas Fonseca enchaînent les points en attaque. En milieu de manche, l’écart est déjà confortable (15-8). Si Frédéric Gibert prend tout de même un temps mort à 23-18 pour stopper un léger sursaut adverse, son réceptionneur-attaquant brésilien boucle l’affaire sur un block out (25-20).
Deux premiers sets maîtrisés
On prend les mêmes et on recommence. Dès l’entame du deuxième set, deux nouveaux aces de Julien Legrand permettent à Rennes de basculer à 4-0. La suite, du même acabit, voit le REC Volley se détacher encore plus nettement, passant donc de 4-0 à 12-6, puis à 20-12. Le temps mort posé à cet instant par l’entraîneur chalonnais n’y change rien et Joao Lucas Fonseca, à priori bien remis de ses pépins au coude, double la mise (25-15).

Le troisième set est sans doute le plus révélateur du « renouveau » rennais. Malmenés en début de manche et rapidement menés 5-10 puis 14-19, les « Noir et Blanc » vont pourtant tout renverser : « Nous nous sommes mis un petit peu en danger dans le troisième set, aussi car l’équipe adverse change des joueurs, dont le passeur, et tout ça complexifie logiquement les choses mais ils ont eu les ressources pour aller le chercher. Ils n’avaient pas envie de laisser de set et ça me va très bien.
Quand il y a de l’envie, c’est aussi ce que nous communiquons à l’adversaire. Si nous ne sommes pas forcément en réussite sur certaines actions mais que derrière il y a une réaction, une équipe et un groupe qui poussent, c’est aussi ça le volley. Nous connaissons l’importance de l’impact mental d’une équipe sur une autre », poursuit Frédéric Gibert.
« Désormais, tous les espoirs sont permis avec cette équipe et l’objectif sera de gagner tout ce qui se présentera devant nous »
Portés par leur public croyant de plus en plus à une folle remontée, les Bretons commencent à faire leur retard et recollent finalement au meilleur moment, à 24-24, effaçant tout de même une balle de set au passage. Rentré en jeu en milieu de manche, Mathéo Rosan, sur un ace, permet à Rennes de reprendre l’avantage et de s’offrir une première balle de match. Si celle-ci est effacée, voilà une nouvelle preuve d’un groupe poussant dans le même sens. La deuxième balle de match est finalement la bonne, Lévy Combette se dressant une dernière fois devant les attaquants chalonnais (27-25, 3-0).
Sur deux succès en quatre matchs et sentant probablement un souffle nouveau sur son groupe, Frédéric Gibert ne s’interdit rien pour la suite : « Pour moi, désormais, tous les espoirs sont permis avec cette équipe et l’objectif sera de gagner tout ce qui se présentera devant nous ». Après quatre jours de repos accordés par le coach, les « Noir et Blanc » reprendront l’entraînement lundi prochain avant de reprendre la compétition le 14 février, à Cambrai. Pas de Saint-Valentin donc mais pourquoi pas un beau cadeau en compensation avec un premier succès à l’extérieur, hors France Avenir.




