Handball – D2F : Saint-Grégoire se rassure et domine Pessac (30-24)

Nouvelle soirée à buts pour Justine Boucheur-Le Roy @Crédit Photo JRS

L’heure était à se rassurer pour le SGRMH, même si l’inquiétude n’avait pas forcément pris ses quartiers à la Ricoquais. D’abord battues à Bouillargues pour la reprise puis accrochées en coupe de France par Bègles la semaine passée à domicile, les filles de Romain Corre ont ainsi attendu le troisième match de 2026 pour remettre la victoire au goût du jour et ce, avec autorité.

Face à Pessac, en difficultés cette saison, le coach grégorien récupère Sarah Vukovac dans les buts ainsi qu’Aziliz Vidie en pivot. La mission est claire, gagner afin d’éviter à quelconque doute de s’immiscer dans les têtes après une première partie de saison pas loin d’être parfaite.

Une différence faite dès la première période

Le début de match est pourtant très timide offensivement, les défenses prenant clairement le pas sur les attaques. Avec seulement deux buts inscrits en sept minutes par Perrine Petiot et Claire Scheid, les Bretonnes peinent (2-3, 7′) mais vont finir par se mettre en route.

La faute à l’excellente partie dans les buts de Juliette Gallais (15 arrêts au total) et à une défense coriace des Girondines, bien décidées à rebondir. Accrocheuses, celles-ci sont toujours au contact au quart d’heure de jeu (8-6) mais vont finir par être distancées par les certitudes locales, autour d’un jeu collectif toujours aussi intéressant à voir et de nouveau efficace de chaque côté du terrain.

Avec notamment trois réalisations de Justine Boucheur-Le Roy notamment, auteur d’une grosse performance globale (neuf buts au total, dont 4 jets de sept mètres), les « Rose et Noir » font le trou et prennent jusqu’à six buts d’avance (14-8, 27′) avant arriver au repos nettement devant, à 15-10.

Quatre réalisations pour Milica Trifunovic et première victoire en 2026 pour les « Rose et Noir » @Crédit Photo JRS

Gestion et efficacité en seconde période

Sereines, les Bretilliennes savent que le plus dur est fait et qu’une bonne gestion, appliquée et rigoureuse en seconde période, doit offrir les trois points. Bien aidé par ses taulières sur le terrain, Romain Corre voit son équipe en maîtrise conserver une avance confortable tout au long du second acte, avec à minima trois buts d’avance et des pics à six unités, ne laissant aucune part au suspense. Un vrai confort pour travailler, permettre les rotations et le temps de jeu et redonner du volume à une prestation d’ensemble réussie même si encore perfectible.

Si Justine Boucheur-Le Roy s’est faite une nouvelle fois remarquer sur la feuille de statistiques, la belle répartition des réalisations du jour, où chacune des joueuses a au moins inscrit un but soit douze buteuses différentes, démontre également la solidité d’ensemble d’une équipe heureuse de retrouver la barre des 30 buts :« On ne peut pas ressortir une fille plus que l’autre et c’est plutôt bien. La complémentarité et le fait que certaines joueuses plus en forme que d’autres aient pris le relais, est une vraie force pour l’équipe », souligne Romain Corre.

Quelqu'un sur le toit

Score final 30-24 et une victoire qui permet de recoller à trois unités du second, Bouillargues, battu à l’USAM Nîmes dans le derby gardois et en visite à la Ricoquais dans quinze jours : « Il y avait du monde pour nous soutenir c’est top et nous sommes heureux de renouer avec la victoire en 2026, en plus à la maison », retient Romain Corre.

Deux gros rendez-vous pour enchaîner

« Le match n’a pas été si simple, Pessac n’a jamais baissé les bras et certaines périodes ont été vraiment difficiles. Il va falloir continuer à travailler, mettre la volonté de toujours faire mieux en équipe au centre des débats. A nous de bien nous reposer avant d’enchaîner mercredi à la Roche-sur-Yon, qui va arriver très vite. »

En perspective, un septième succès à aller chercher qui permettrait d’aborder la revanche, le samedi 7 février prochain face à Bouillargues, avec la perspective de conforter une place sur le podium qui va définitivement bien aux « Rose et Noir », reparties dans le bon sens et bien décidées à régaler un public déjà prêt à faire gronder la Ricoquais.

Signature de l'auteur, Julien Bouguerra.