Le 14 novembre dernier, à la sortie d’une défaite cruelle à Toulouse, l’Union Rennes Basket végétait à la 13e et avant-dernière place de Nationale 1, le tout avec un bilan peu flatteur de trois victoires pour huit défaites. Deux mois plus tard, requinqués par une fin d’année quasi-parfaite, les « Noir et Blanc » peuvent de nouveau ambitionner la poule haute, tout en restant mesurés.
Si l’ambition est bien de retour en ce début d’année 2026 à l’URB, Bastien Demeuré n’oublie pas le chemin parcouru et particulièrement les difficultés rencontrées jusqu’ici : « C’est un bilan correct tout en sachant que nous avons eu du mal à démarrer. Il y a eu pas mal de renouvellements au sein de l’effectif. Il y a aussi eu un nouveau staff et il a fallu trouver notre fonctionnement en interne.
Nous avons de la chance d’avoir de la stabilité à Rennes. Même lorsque nous étions à 3-8, il n’y a jamais eu de pression de la part des dirigeants. Ils ont gardé confiance en nous pour corriger le tir et ça, c’est un vrai plus. Cela permet de travailler sereinement. Ils ont également été très réactifs quand il a fallu prendre un pigiste médical ».
Il faut l’admettre, mi-novembre, il était difficile de croire à un tel rebond ou en tout cas dans ces proportions. Si la fameuse « culture de l’instant » existe, comment lui donner tort quand une équipe ne gagne que trois matchs sur onze ? Pourtant, seulement deux mois plus tard, les « Noir et Blanc » ont réussi à renverser la situation. La première partie de saison, jusqu’ici à double visage, prend désormais des airs de faux départ.

« Ce mois de janvier est primordial »
À l’heure d’aborder les neuf derniers matchs de la phase 1, Bastien Demeuré dresse un premier bilan et se projette sur la suite des événements, la poule haute étant plus que jamais d’actualité : « Sportivement, c’est beaucoup mieux sur les 6-7 derniers matchs. Nous sommes plus constants défensivement et nous terminons dans le positif. Les seules vraies ombres au tableau sont les matchs contre le Centre Fédéral et Poissy. De l’autre côté, nous avons aussi été capables de battre les premiers.
Pour le moment, et contrairement à l’année dernière, nous avons été meilleurs à l’extérieur et moins souverains à domicile, malgré un public toujours aussi présent. Il faudra prendre les quatre derniers matchs à domicile et aller faire un ou deux coups à l’extérieur. Il va falloir réattaquer l’année de la meilleure des manières et activer le mode derby. Ça va être très serré car nous sommes dans un gros paquet d’équipes en milieu de tableau. Ce mois de janvier est primordial ».
Niveau derbies, l’Union Rennes Basket est effectivement servie en janvier avec les réceptions de Vitré et Fougères mais aussi un déplacement à Lorient. Rajoutez à cela deux autres voyages, aux Sables d’Olonne et à Levallois, et voilà un programme plus que chargé où le faux départ n’est cette fois-ci pas permis.

« Les jeunes progressent bien »
Pour négocier au mieux ce début d’année, l’entraîneur rennais peut s’appuyer sur un effectif montant en puissance, entre expérience, jeunesse et formation : « Nous avons retrouvé un certain équilibre depuis le retour de Morgan Belloir. Warren Racine a pris la pleine mesure de ses responsabilités et il dégage de la sérénité, tout comme Joffrey Sclear dans son rôle de capitaine.
Au-delà de ses statistiques, il est très présent et il assume pleinement. Les jeunes progressent bien. Nous avons d’ailleurs cinq joueurs locaux. C’est un vrai point positif. La formation est toujours au cœur du projet et ça rajoute une satisfaction. Je trouve qu’il y a un vrai groupe qui est en train de se créer, sur et en dehors du terrain ».
Afin de ne pas rebasculer dans la culture de l’instant, l’Union Rennes Basket va mieux, c’est indéniable, mais ne joue pas encore le titre. La constance étant probablement le maître-mot des semaines à venir. Au moment d’entamer les galettes des rois de janvier, espérons éviter d’avaler de nouvelles fèves inattendues.




