Il fallait s’y attendre, l’arrivée de Célestin Cardin n’allait pas tout révolutionner et encore moins tout solutionner. L’écart à l’issue de la rencontre à Nancy le prouve et bien d’autres secteurs sont en cause : « Avant le match, à la vidéo, j’ai alerté tout le monde sur le fait que Célestin n’allait pas résoudre certains problèmes. La qualité de la réception, certains services, ce n’est pas son arrivée qui allait régler ça », souligne Frédéric Gibert.
Si la première du nouveau pointu « reste positive », les automatismes venant avec le temps, Rennes a surtout été dominé tout au long du match, courant systématiquement derrière le score. En face, Nancy a pu dérouler, ne se faisant réellement peur qu’en fin de première manche. Rapidement menés 7-3 puis 17-10, les « Noir et Blanc » trouvent pourtant les ressources pour revenir à 20 partout.
Rennes revient mais laisse filer la première manche
Mieux encore, les Rennais passent devant à 21-22 et 22-23, mais à seulement deux petits points du set, les Bretons se sabordent. Un premier service complètement loupé, une réception mal assurée ensuite et un ultime block offrent le premier set aux locaux (25-23). Le REC a laissé passer sa chance et il n’y aura plus de suspense.

Le deuxième set est un cavalier seul des Nancéiens : « Nous avons encore ce truc de nous déliter. Nous pensons à l’attaque avant la réception. C’est une accumulation de choses mais je l’explique aussi avec les espoirs remis sur les épaules de Célestin. Les joueurs n’ont pas entendu le message que j’avais fait passer ». Sans forcer son talent, Nancy empoche (très) facilement la deuxième manche grâce à un nouveau service gagnant (25-14).
« Trois opportunités de casser la spirale »
Le troisième et dernier set ressemble davantage au premier. Le GNVB fait la course en tête, menant 8-5 puis 12-9. Si Rennes réduit quelque peu l’écart après avoir été mené jusqu’à 17-11, Nancy ne compte pas s’éterniser et s’évite toute frayeur en fin de partie (25-21, 3-0).
Avec ce nouveau revers, le REC Volley concède sa neuvième défaite de rang : « Cette spirale est pénible », admet Frédéric Gibert, avant de se projeter sur les trois prochaines rencontres : « Là c’est bien, nous allons pouvoir travailler avec trois matchs à domicile. Il faudra avoir le couteau entre les dents et un esprit de combat sur toute la durée d’un match. Ce sont trois opportunités de casser la spirale ». À Colette-Besson, les « Noir et Blanc » accueilleront successivement Reims, France Avenir et Saint-Jean-d’Illac.




