Passé par le centre fédéral de l’INSEP, en espoirs à Cholet et à Limoges avec des entraînements avec les pros, puis expatrié à 21 ans en Slovénie puis en Espagne, Antoine Pesquerel a posé ses va- lises cet été à Rennes, motivé et investi sur le double projet URB que lui a offert Pascal Thibaud. Il dresse un premier bilan.

Après la Slovénie et l’Espagne, te voici en Bretagne. Comment es-tu arrivé là ?
La connaissance d’une connaissance m’a mis en contact avec PascalThibaud.Ensuite les choses se font faites naturellement. Je suis venu faire quelques jours de test.Tout s’est super bien passé, de façon très cha- leureuse et amicale et c’était ok.

Venir jouer en Nationale 2 est-il pour toi quelque chose qui était difficile à appréhender ?
Avant j’aspirais,c’est vrai,à jouer plus haut lors des années précédentes mais je n’arrivais pas à trouver de contrat intéressant où je pouvais avoir un vrai temps de jeu et un rôle, avec un coach me faisant confiance. Là, en N2, cela reste un bon niveau,ça commence à monter et à titiller le professionnalisme.Bien sûr,l’expérience et le vécu de Pascal a aussi beaucoup compté dans mon choix.

Tu es très impliqué dans l’action URB dans la cité. Qu’y fais-tu ?
Ce projet me tient à cœur. Je n’ai jamais vraiment connu autre chose que le basket. Cette action me permet de découvrir de nouveaux horizons. Je sais qu’être sportif ne dure pas toute la vie. Nous allons à la rencontre des jeunes des quartiers, pour les initier au basket. Plutôt que de trainer dans les rues, on les invite à venir à des entraînements coachés par les joueurs seniors de l’URB.C’est une découverte du basket,l’apprentissage de ce sport.S’ils veu- lent continuer, on se doit de les orienter vers les bons clubs. J’y passe un peu plus de 20 heures,par le biais du contrat civique. C’est une superbe expérience.En septem- bre, nous avons aussi organisé un événe- ment pour que le grand public puisse venir jouer avec les garçons de l’URB et les filles de l’Avenir. Il y avait une centaine de gamins,c’était une super action.Chacun a pu découvrir le basket à son rythme, peu importe l’âge.

Tu parais épanoui dans ce programme ?
Oui je découvre un autre monde,au travers de l’événementiel mais aussi dans le basket. Sur le terrain, on me fait confiance et je peux vraiment travailler,progresser et me sentir bien, intégré à un projet collectif.

Que retiens-tu de tes passages à l’étranger ?
Je suis parti très jeune,à 21 ans.J’étais tout seul, sans aide. Je pensais que ce serait un mur infranchissable mais cela a été possible grâce à mes camarades.L’étranger,ce n’est pas insurmontable.Il y avait la barrière de la langue. 

Le début de saison est contrasté : intraitables à la maison, perméables à l’extérieur. Comment juges-tu cela ?
On est très fort à domicile. Nous avons le soutien du public et nous ne lâchons rien, le public nous pousse.A l’extérieur, nous avons joué de grosses équipes et il ne manque pas grand-chose. Peut-être cette petite maîtrise en plus.Il y a un bon groupe qui se connait déjà bien, avec une très bonne ambiance et l’intégration réussie des nouveaux. Cela va venir.

Comment juges-tu tes débuts ?
Cela a été un peu difficile à cause de ma cheville droite qui m’a immobilisé trois semaines. J’ai loupé la reprise du championnat et j’ai repris à Tours, à l’extérieur. C’était difficile. Depuis c’est bien reparti même si je ne suis pas complétement satisfait de mes matches. Je me sens de mieux en mieux physiquement.

Un mot sur Bojan Pelkic et Nikola Djurasovic, qui semblent apporter ce plus à l’équipe ? Il y a un collectif,oui,évidemment,de très bons joueurs comme Lucas Fontaine par exemple mais Bojan et Niko sont très constants dans leur efforts et apportent à leur équipe leur vécu.Ils sont très forts.En plus, ils prennent des cours de français et font l’effort de communiquer avec nous, ce sont de très bons étudiants et de bons mecs dans le vestiaire!

Tout va donc pour le mieux, sur et en dehors du terrain ?
Oui,clairement tout va bien ici.Sur le plan sportif, j’aimerais jouer le haut de tableau bien sûr mais il y a du travail encore. Je pense que nous pouvons tout de même nous accrocher et coller au premier wagon, c’est notre envie, avec un gros potentiel. Et puis Pascal ne nous laissera pas tomber si les résultats ne tournent pas rond, on peut avancer sereinement.

Propos recueillis par Julien Bouguerra