Deux réceptions et un déplacement chez un promu et toujours pas de victoire pour le Stade Rennais, accroché dans les arrêts de jeu face à Dijon. Une déception sur le plan comptable qui ne doit pas masquer de vrais signes d’encouragements, même s’il y a du boulot !
On le sentait arriver depuis de longues minutes, comme inéluctable. Au moment de tromper Abdoulaye Diallo sur pénalty à la suite d’une faute de Mexer, Julio Tavares n’a pas tremblé et a propulsé un missile sous la barre, pour offrir un point à sa formation. Christian Gourcuff, lui, avait confirmation de ce qu’il pressentait depuis de longues minutes, comme il le déclara en conférence de presse : « On n’a eu aucune tenue du ballon, donc on s’expose, on perd confiance, on donne confiance à l’adversaire et on est sur le reculoir. On a des situations de contre à ce moment-là, parce que heureusement, je dirais, on a des arguments offensifs et de vitesse, mais il n’y a plus de maîtrise collective et c’était une fin de match très très difficile. Heureusement qu’ils n’égalisent pas avant. » Jusque-là, le Stade Rennais faisait le travail, certes sans briller mais avec quelques enchaînements intéressants en attaque et sans être menacé outre-mesure par des Bourguignons bien timides, si l’on excepte l’activité du duo Sammaritano-Sliti.

Firmin Mubélé ouvrait le score dans le premier quart d’heure sur une belle percée d’Ismaïla Sarr. Un peu plus tard, Benjamin Bourigeaud touchait même le poteau avant la pause, puis Firmin Mubelé pensait clore le suspens d’un subtil centre-tir, volontaire ou non mais diablement efficace au retour des vestiaires. Puis le drame… Une dernière demi-heure ultra-poussive où les « rouges » se contentaient de lancer quelques contre-attaques, sans poser le ballon ni conserver le ballon après que le sud-coréen Kwan ai réduit le score sur un ballon relâché par Diallo. Pour l’issue que l’on sait… « La moindre passe devenait difficile, le milieu de terrain n’avait aucune maîtrise, aucun impact dans le jeu de passe. Il y a des joueurs qui ne sont pas à leur meilleur niveau sur le plan physique. On a eu une première période relativement tranquille, on les a contenus, mais on ne sentait pas non plus une maîtrise très sûre. Le secteur défensif n’est pas serein dans l’action défensive mais aussi dans la première relance, il y a beaucoup de fébrilité.»

Si l’amertume et l’agacement dominaient à la sortie du Roazhon Park, n’oublions pas que l’équipe est encore en construction, comme le rappelait Morgan Amalfitano au micro de Beinsport à la sortie du terrain. Auteur d’un retour discret sur le pré, l’ancien lorientais devrait être imité la semaine prochaine par un autre trentenaire à l’expérience espérons-le salvatrice, un certain Yoann Gourcuff. Un (voire deux) nouveau(x) joueur(s) pourraient aussi être de la partie et apporter ce petit plus qui manque pour le moment clairement aux Brétilliens. Dimanche soir, le nom de Nicolas De Préville, en partance de Lille, revenait avec insistance. Premiers éléments de réponse samedi soir à Toulouse, avec, espérons-le une première victoire afin de vivre une première trêve internationale plus agréable.

3ème journée L1 – Rennes – Dijon 2-2. Buts : Firmin Mubélé (13’ et 48’).

L’équipe : Diallo – Traoré, Gnagnon, Mexer, Bensebaïni – Bourigeaud, André – Amalfitano (Léa, Siliki, 68’), Maouassa (Baal,76’) – Sarr, Mubélé.

La rédaction