Quentin Marion fait son retour vers le futur !


Il fut le passeur du Rennes Volley 35 en 2014, avant de partir vers d’autres aventures. Fraîchement « retraité » des terrains, Quentin Marion attaque sa nouvelle vie de coach, en qualité d’adjoint, aux côtés de Nikola Matijasevic. Un apport précieux pour le club rennais bien décidé à figurer sur le devant de la scène, nationale comme européenne.

A l’époque, il était sur le terrain de la salle Colette Besson, cherchant à distiller les passes les plus exploitables à ses coéquipiers. Ce terrain qu’il a tant aimé, il y sera toujours présent, sans désormais, prendre place dans l’arène les soirs de matchs au centre des attentions : « J’ai eu cette chance de pouvoir choisir d’arrêter, de pouvoir passer à autre chose en douceur. Je le fais sans regret, avec une vraie fierté au moment de regarder sur le chemin parcouru. Gamin, je rêvais d’être volleyeur professionnel » confie le nouvel adjoint de Nikola Matijasevic sur le banc du Rennes Volley 35. Un chemin qui le vit passer par plusieurs clubs et aussi, chose rare, plusieurs postes sur le terrain : « J’ai eu le bonheur de terminer ma carrière en réceptionneur-attaquant, après de longues années comme passeur. Du bonheur ! ». Et assurément, aussi, une arme en plus pour comprendre toujours mieux le jeu de l’intérieur…

Une opportunité qui ne se refuse pas !

En quête d’un adjoint depuis le printemps dernier et le choix, dicté par la vie professionnelle, de Benjamin Roche de prendre un peu de recul, le club rennais a ainsi jeté son dévolu sur un garçon déjà bien connu de la maison. Quentin Marion, 34 ans, évoluait la saison passée du côté de Saint-Nazaire, pensionnaire de Ligue B. Présent sur la côte Atlantique depuis quatre saisons, il se fracture la rotule du genou lors de sa dernière saison. Le club, désireux de continuer de compter sur ses compétences et son vécu, lui propose alors de passer sur le banc : « J’ai alors signé comme éducateur avec les jeunes et pris en charge la N3 féminine, en finissant ma carrière une fois ma blessure soignée avec la N2. Cela m’a permis de faire la transition en douceur, de faire mes armes. Lorsque nous avons affronté le REC, j’ai croisé Marc Quemener, que je connaissais déjà et qui m’a fait part de la recherche du club. Je connaissais aussi Benjamin, qui était déjà adjoint à l’époque où j’étais joueur. Les choses se sont ensuite faites naturellement, même si je fais le sacrifice en venant ici de laisser ma femme et mes deux enfants à Saint-Nazaire. Néanmoins, nous savons tous les quatre pourquoi nous avons fait ce choix. » Le jeu en vaut la chandelle, avec, donc, le rôle d’adjoint auprès du technicien rennais, une connaissance lui aussi de longue date : « Avec Nikola, il était évident que nous allions travailler un jour ensemble. Je l’ai eu comme coach à Beauvais trois ans, à mes débuts. Avant, il a eu mon frère et a même travaillé avec mon père. Il connaît toute la famille donc les repères n’ont pas été compliqués à trouver !» s’amuse l’ancien nazairien. 

Dans ce binôme, chacun aura son rôle, avec des prérogatives bien définies : le coach rennais pourra ainsi prendre un peu de hauteur sur les entraînements et laisser l’action, la mise en place et l’animation des séances à son jeune adjoint, encore joueur dans l’âme : « Participer aux entraînements en étant sur le terrain, en envoyant les services, en faisant le nombre, j’aime ! Cela permet d’être immergé dans le jeu et d’être au plus près des joueurs, pour les comprendre le mieux possible ». Au-delà des séances, c’est aussi dans l’approche psychologique des événements que l’apport de Quentin Marion sera un vrai plus dans le staff rennais. Son âge, son tout proche passé de joueur, en salle comme en beach volley, avec quelques sélections en équipe de France au compteur, et sa connaissance du club, de la ville et de Colette Besson, lui offrent ce petit supplément d’âme, cette oreille attentive permettant aux joueurs d’oser dire à l’adjoint ce que l’on n’oserait pas dire au coach : « C’est un peu vrai, il y aura un peu de ça, forcément. Un adjoint, c’est un tampon entre le coach et les joueurs, permettant de ressentir les choses et aussi, parfois, de prévenir, dans un sens ou l’autre, d’éventuels problèmes. Je dois être un lien sur le terrain, aux entraînements mais aussi avec les autres composantes du club. Il est important que nous soyons tous dans la même direction. Nous formons, je pense, un duo complémentaire avec le coach. »

Un rôle d’adjoint tombé comme une opportunité, plus qu’une vocation ? « Sincèrement, je voulais rester dans le volley et je me suis toujours intéressé à la tactique, sans doute en raison de mon poste. L’opportunité de Rennes ne pouvait pas se refuser et la saison qui se présente à nous est ultra excitante, avec beaucoup de challenges à relever, sur la scène nationale comme continentale. Le cadre est idéal pour moi pour donner le meilleur ». A la tête de l’équipe au cours de la préparation, en raison de l’absence de Nikola Matijasevic, retenu à la tête de l’équipe nationale de Macédoine, Quentin Marion a pu se faire une première opinion des forces en présence : «  Nous disposons d’un groupe avec de belles possibilités, ambitieux et complémentaire sur tous les postes. L’alliage d’expérience et de jeunesse, avec quelques gros potentiels. La préparation fut bonne et je suis convaincu que ce groupe va faire de belles choses. L’ambition, c’est de faire déjà aussi bien que l’an passé et de bien figurer en coupe d’Europe. Nous en avons les moyens ». Voilà une passe ajustée à transformer pour des joueurs parfaitement épaulés pour l’aventure 2019-2020 !

Julien Bouguerra

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