Après une saison qui a vu l’équipe atteindre les huitièmes de finale de la coupe de France et échouer une nouvelle fois aux portes des play-offs, le CPB Handball, maintenu en N1, va connaître un vrai virage cet été, avec l’arrivée de Pierre Le Meur en lieu et place de Franck Prouff à la tête de l’équipe de N1.

« Quand il est arrivé au CPB en tant qu’emploi-jeune, en provenance d’Acigné, Franck avait tout à prouver. Nous avons depuis grandi ensemble et si le club est aujourd’hui à ce niveau-là de performance, installé en haut de tableau de Nationale Une, il le lui doit en grande partie ». Franck Roussel, président du CPB, sait ce qu’il doit à celui qui ne sera plus le coach de l’équipe première l’an prochain mais qui reste au club : « Franck Prouff reste coordinateur sportif chez nous. Il s’occupe aussi bien des jeunes, de la formation, des féminines comme il peut aussi donner un coup de main quand il y a un encadrant absent ou qu’il nous faut quelqu’un à la table de marque. C’est quelqu’un d’intègre, très exigent avec les autres mais encore plus avec lui-même. Je ne peux que lui dire merci pour tout le travail accompli même si ce n’est pas pour autant un au revoir. Il poursuit bien entendu sa mission au club, et continuera aussi de travailler avec la Ligue de Bretagne, pour laquelle il a mis en place il y a deux ans, pour les jeunes garçons, un centre labélisé élite à Bréquigny».

Passionné de sport, le coach rennais perpétue une vraie tradition familiale de la transmission et du plaisir d’entraîner. Parti de pré-nationale avec le Cercle Paul Bert, il a atteint la Nationale Une et sa qualité a dépassé les frontières bretonnes, la fédération ayant fait appel à lui pour intégrer le staff de l’équipe de France féminines chez les jeunes. Discret, l’homme n’est pas du genre à tirer la couverture à lui ou à chercher la lumière mais son travail est unanimement reconnu. Pour autant, il était temps de passer la main : « Je pense que nous arrivions, les joueurs comme moi-même, au bout de l’histoire, qu’il fallait peut-être passer à autre chose avant de ne plus avoir ce plaisir, cette union dans nos projets communs. J’ai aussi l’envie de passer un peu de temps les week-ends avec ma famille. Je sais qu’avec Pierre, l’équipe est entre de bonnes mains » confirme l’intéressé. Pierre ? C’est Pierre Le Meur, ancien joueur professionnel notamment capitaine des Irréductibles Cessonnais quand ceux-ci montaient en première division (2009), passé ensuite par Billières et venu terminer sa carrière de joueur au CPB durant deux ans avant de démarrer un cursus pour devenir éducateur puis entraîneur.

Coach de l’équipe 2, il doit assurer la transition auprès d’un groupe qui se connaît parfaitement et qui aura l’ambition de poursuivre sur la dynamique des deux dernières saisons. Franck Roussel détaille : « Pierre est un garçon reconnu et apprécié, jusqu’à la Ligue de Bretagne où il est élu en étant sur la liste de la présidente. C’est l’un des symboles bretons du hand au niveau pro. Il avait le profil pour prendre la suite, c’était une vraie opportunité car lui avait l’envie de progresser dans son cheminement d’entraîneur et nous souhaitions aussi pouvoir lui donner cette chance. Il a passé ses diplômes, un à un, depuis qu’il est arrivé chez nous et possède cette légitimité technique du coach mais aussi celle de l’ancien pro. C’est un pari sur l’avenir, avec une construction pour l’équipe et pour son bagage personnel, qui doit s’opérer dans le même temps. » Doit-on pour autant, s’attendre à de grandes différences dans l’approche des matchs et du coaching ? « Ils ont la même passion pour le métier mais ont une approche différente. Pierre sera peut-être plus rigide sur la semaine, notamment sur les aménagements de planning pour les entraînements en période d’examens ou autre, ce qui ne signifie pas que Franck ne l’était pas. Dans l’optique du double-projet, il tâchait de permettre aux joueurs d’être le plus sereins possible vis-à-vis de ça. Pierre sera différent là-dessus, en raison notamment de son vécu chez pros. Ce sera intéressant de voir comment le groupe s’adapte à d’autres méthodes. » Pierre Le Meur, c’est aussi une liaison importante et enrichissante avec le voisin cessonnais, notamment pour la formation. En ce sens, deux jeunes Cerclistes vont rejoindre le centre de formation du CRMHB la saison prochaine, tandis que le CPB reste toujours enclin à accueillir ou relancer des « Bleu et Rose » n’entrant plus dans le projet Irréductibles.

La vision du CPB, elle, garde donc le même cap avec un nouveau capitaine à la barre du navire. L’an prochain, il faudra faire sans Olivier Laz, qui a choisi de raccrocher après huit années pleines de souvenirs et de grosses performances dans les buts rennais. Après Nicolas Lemonne, c’est un autre « monument » du Cercle qui tire sa et révérence. Franck Roussel le sait, il ne sera pas simple à remplacer : « Olivier a lui aussi largement contribué à cette progression de l’équipe jusqu’à s’installer en haut de tableau de N1. C’était un peu notre « Papa Nounours », un gardien imprévisible capable des plus grands exploits mais aussi de passer à travers. Au-delà du gardien, je retiens surtout l’homme, pour qui le mot générosité résume parfaitement ce qu’il est, sur comme en dehors du terrain. ». Si une page se tourne bel et bien au CPB, l’histoire continue…

Julien Bouguerra

Les filles du CPB-CHantepie à Bercy !

Promues en Nationale 2 après une saison rondement menée, les filles d’Alan Gauvineau vont vivre un événement XXL avec les finales de coupe de France régionale à Bercy le 25 mai prochain. Déjà championnes et invaincues dans leur poule, les Cerclistes, qui jouent en entente avec le club de Chantepie, font honneur aux couleurs bretonnes et remplissent surtout l’objectif fixé en début de saison de grimper d’un niveau. Pour cette finale contre Saint-Julien Denice Gleize, véritable cerise sur le gâteau, c’est tout le club qui se rendra à Paris pour encourager une section féminine en plein essor !