L’Union Basket Rennes réalise une phase retour séduisante sur le parquet de la salle Colette Besson. La raison : une équipe accrocheuse dotée d’une identité de jeu que développe le coach Pascal Thibaud. Alors que le sprint final est lancé, nous sommes allés à la rencontre d’un des piliers du club, artisan de cette bonne dynamique, Joffrey Sclear. Le grand gaillard de 2 m a évoqué avec nous la fin de saison de l’URB et ses ambitions personnelles. 

Il était une fois dans l’Ouest… Né en terres rennaises, Joffrey a vécu de nombreuses expériences bretonnes avant de revenir à Rennes, avec qui le cordon ne s’est jamais coupé. Sa saison, à l’image de la prestation offerte lors de la victoire arrachée à domicile contre Calais démontre son dévouement et son intelligence de jeu. Soudés, les joueurs de l’URB sont bien décidés à offrir un printemps fleurissant à leurs supporters. Un projet de club, un coach charismatique et un public breton en fusion, voici les ingrédients de la recette aidant Joffrey et ses coéquipiers à grappiller des victoires et des points importants pour bien terminer la saison. 

« Il faut être prêt pour monter… »

Toujours étudiant, le rennais est un membre indéboulonnable du 5 majeur « urbiste ».  L’objectif principal demeure ciblé et précis : «Nous souhaitons  finir le plus haut possible au classement, si possible mieux classé que 4ème , le résultat de la saison dernière. »  Pour cela,  l’URB aura fort à faire puisqu’avril réserve les équipes du haut de tableau. Pas de quoi se décourager pour autant pour Joffrey : « Je suis optimiste et mise sur la qualité du groupe. La vie hors des parquets est importante pour les automatismes et pour rester focus jusqu’au buzzer. Le groupe vit bien, on passe du temps ensemble, on échange et nous sommes même allés supporter le Stade Rennais contre Kiev lors des phases de poule d’Europa League. Cela crée des liens, un supplément d’âme. » Une aventure en Nationale 1 ne serait pas de refus, surtout quand on connaît les ingrédients comme l’URB. Jamais 2 sans 3 ? : « Il faut être prêt pour la montée, aussi bien sportivement qu’économiquement. J’en garde un souvenir amer puisque il y a peu, des budgets insuffisants et des points de pénalité ont ralenti les avancées sur le terrain. ». 

À l’heure actuelle, le temps est au beau fixe sur le ciel rennais. Joffrey et ses coéquipiers enchaînent les belles prestations et restent dans le coup pour accrocher une place pour les play-offs, bien que le montée « ne soit pas encore à l’ordre du jour » selon les dirigeants. Le temps est un allié pour l’URB qui ne compte pas s’affoler en cette fin de saison mais plutôt continuer à construire en vue d’ambitions plus élevées la saison prochaine, en s’appuyant sur sa formation. Joffrey, passé par l’école rennaise mais aussi Vitré et Dinard, fait  partie intégrante du projet. « Ce n’est pas partout que les jeunes ont la chance de jouer à 16-17 ans dans une structure professionnelle, il faut qu’ils profitent un maximum de cette opportunité en apportant leur potentiel à l’équipe tout en apprenant au maximum auprès des anciens. » Des jeunes importants dans la rotation du 5 de départ, qui apportent leurs fraîcheurs quand le match se crispe ou que la fatigue se fait sentir. 

Comme tout joueur, le numéro 11 rennais possède ses ambitions à court et moyen terme. Actuellement en plein cursus visant à devenir professeur de Basket (CAPEPS), la pratique de son sport et les études demandent une organisation difficile à orchestrer, entre entrainements tous les soirs avec l’équipe et cours : « Ce n’est pas évident de concilier les deux mais il ne faut pas lâcher ! ». Sur le terrain, l’envie est là : « Si montée il y a, c’est du bonus car l’URB souhaite vraiment arriver armée en N1 pour ne pas se cantonner aux dernières places et y faire de la figuration. ». L’an prochain ou dans deux ans, peu importe, le temps sera le meilleur allié pour s’inscrire dans la performance et surtout, maintenir celle-ci à un niveau supérieur. 

Matthieu Giboire