Auteur d’un match plein contre Saint-Etienne, le Stade Rennais FC veut enchaîner demain face aux Andalous du Bétis Séville, malmenés à Leganes le week-end passé (3-0).

Recevoir en premier n’est pas toujours l’idéal, bien des coachs vous le diront. Les raisons en sont simples : possibilité pour l’équipe éventuellement battue de se refaire à la maison (n’est-ce pas, chers amis du PSG ?),  buts à l’extérieur pouvant peser très lourd, étude et analyse de l’équipe qui reçoit, et qui est censée dominer, déjà effectuée avant le match couperet. Pourtant, il y a fort à penser que tout se jouera ce jeudi entre Rennes et le Bétis Séville, à 19 h au Roazhon Park ce jeudi. Tout d’abord en raison de l’engouement engendré par l’affiche, juste exceptionnel ! Le Stade sera à guichets fermés, tout Rennes est à fond derrière ses joueurs qui ont un rendez-vous capital et une chance historique d’écrire une nouvelle page d’un historique quasi vierge sur la scène continentale. Ensuite parce que le Bétis sort d’une raclée inattendue à Leganes, équipe loin d’être un cador de la LIGA, offrant aux Rennais la réelle perspective d’une performance possible et de nombreux enseignements sur les faiblesses de la formation espagnole. Enfin parce que le Bétis n’est pas du même tonneau qu’un Barça, incapable d’une remontada et souvent mal à l’aise quand les événements ne tournent pas en sa faveur. Cette équipe n’inscrit que rarement plus de deux buts par matchs et peut parfois s’égarer face aux vents contraires. Gare toutefois, elle regorge de talents et de qualité technique, à défaut d’impact physique…  

Une belle victoire, si possible sans prendre de buts, offrirait aux joueurs de Julien Stéphan la perspective d’un voyage sévillan où cadenasser serait une des clés, en imposant de l’impact mais aussi un harcèlement sur le porteur du ballon, exercice où le retour de Benjamin André sera indispensable (il devrait être dans le groupe dès ce jeudi, ndlr). Ensuite, parce qu’Ismaïla Sarr, le facteur X de la campagne européenne rennaise, n’est jamais aussi à l’aise que face à un bloc haut pour dévorer la profondeur, les occasions seront là, surtout en l’absence du boss du Bétis en défense, Marc Bartra.

Fort d’un début de carrière en pro épatant, Julien Stéphan n’est plus à un coup d’éclat près et a sans doute déjà retourné le problème et les scénarios possibles dans tous les sens. Sans certitude, la folie étant attendue dès ce jeudi soir au Roazhon Park, il peut cependant sereinement mener ses hommes vers une épopée moins médiatique que celles menées par le PLM mais pour autant bien loin d’en être moins méritoire et tout aussi riches en émotions !

 

Allez les rouges !