Entre ses deux campagnes d’Europa Ligue (2011 et 2018), le Stade Rennais a connu cinq entraîneurs et quatre présidents. La stabilité n’a guère trouvé ses lettres de noblesse sur les rives de la Vilaine mais pourtant, le président Olivier Létang y aspire, instaurant un renouvellement à tous les étages du club depuis son arrivée en novembre dernier. Pour autant, place à un peu de continuité cet été avec la prolongation de Sabri Lamouchi et un effectif pour le moment peu modifié, avec trois départs majeurs pour cinq arrivées, dont celle très prometteuse de Clément Grenier, aujourd’hui en recherche de sa meilleure position sur le terrain mais affuté et déjà prêt !

Sur le terrain, les deux premiers matches de la saison laissent une sensation mitigée. L’absence de Sanjin Prcic pour organiser le jeu se fait ressentir tandis que le roc Joris Gnagnon manqua beaucoup à son équipe à Lille. Devant, le leader mental mais aussi buteur Wahbi Khazri, forcément, laisse un grand vide. D’autant plus que le prometteur buteur Jordan Siébatcheu, recruté à Reims, a manqué les deux premières sorties de sa nouvelle équipe en raison d’une blessure contractée en amical contre Everton. Pour autant, si beaucoup se sont affolés bien vite après la défaite inaugurale à Lille, il y a des motifs d’optimisme et d’enthousiasme. Jérémy Gélin semble endosser un costume de patron très précoce mais parfaitement ajusté, Ramy Bensebaïni est dans la lignée de sa fin de saison tandis que le trio Lea-Siliki-André-Grenier, quand il aura trouvé le bon tempo, a de vrais arguments. Pour le moment en deçà, Benjamin Bourigeaud va retrouver sa splendeur, sans le moindre doute. Diafra Sakho, en revanche, semble toujours autant en difficulté tandis que son compatriote Ismaïla Sarr démarre fort !

Le retour des blessés va donner plus d’indications et probablement de certitudes au coach, heureux après Angers d’avoir retrouvé le mental et la persévérance même dans la difficulté Avec une jeunesse frappant fort à la porte et l’envie d’aller croquer dans l’Europa Ligue, le Roazhon Park peut rester optimisme : le meilleur est à venir !