Après avoir éliminé au bout du suspens l’OM mercredi, Rennes n’a pas pu enchaîner une deuxième performance de haut vol en une semaine. Le PSG était tout bonnement trop fort pour les joueurs de Sabri Lamouchi, bien trop passifs en première période pour espérer quoique ce soit. On craint même le pire après un début de match catastrophique, passé à admirer les stars parisiennes… Les « jaunes » d’un jour n’en demandaient pas tant. MBappé pour Neymar, Neymar pour Mbappé et déjà 0-2 après moins d’un quart d’heure de jeu. Cela va trop vite pour les « rouge et noir » et Koubek, à deux reprises, empêche le PSG de fesser littéralement les Bretons en mettant en échec Neymar puis Cavani. De l’autre côté, Aréola voit Firmin Mubélé, titularisé en pointe, frapper deux fois au-dessus puis Benjamin André frapper juste à côté. Trop insuffisant (mt,  0-2).

Après la pause, Rennes montre du caractère et veut réagir, pour offrir un peu de suspens à tout le monde. Très vite, le corner de Bourigeaud dévié au premier poteau par Morgan Amalfitano trouve le poteau d’Aréola puis atterrit au second dans les pieds de Firmin Mubélé. Rennes revient de l’enfer et redonne un intérêt à la partie. De courte durée, M. Gautier se faisant plaisir en expulsant Benjamin André pour un second carton jaune. Un fait de match décisif, contesté par Sabri Lamouchi au motif que la première faute sanctionnée d’un avertissement était l’œuvre de…Benjamin Bourigeaud… Raison ou non, le technicien rennais voit ses joueurs évoluer à dix. Contre Paris, évidemment, cela ne pardonne pas. L’entrée de Wahbi Khazri ne changera rien et pire, le PSG, en deux minutes, boucle l’affaire avec deux buts en 120 secondes à l’orée du dernier quart d’heure. Le premier est un chef d’œuvre de Cavani sur une offrande de Neymar : contrôle « porte manteau » puis lob enchainé… La classe à l’état pur, avant une accélération monstrueuse de Mbappé qui dépose Joris Gnagon pour offrir le doublé à Neymar… L’ultime pénalty raté par Khazri occasionnant un rouge dans les ultimes secondes relève de l’anecdote, Paris s’impose 4-1 sans trembler et confirme qu’il ne boxe pas dans la même catégorie. Pour Rennes, le dernier rendez-vous de l’année civile à Monaco ne sera pas plus simple… mais néanmoins un peu plus abordable. Afin de quitter 2017 dans le top 10 d’un championnat plus serré que jamais